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02.06.2011

DARE... la force tranquille

 

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La légende veut que ce soit Lemmy Kilminster qui ait suggéré à DARREN WHARTON de raccourcir son prénom pour trouver un nom de groupe accrocheur ce qui a donné DARE.

Ex-Thin Lizzy (1980-1983), WHARTON excellent claviériste, possède également de grandes qualités vocales et un don réel pour la composition de pages musicales sublimes. En plus, il est beau comme un dieu (je me demande même s’il n’est pas riche). Bref il pourrait s’appuyer  Jessica Simpson, Eva Mendès ou Adriana Lima sans effort si vous voyez ce que je veux dire…

 

Un premier album fracassant « OUT OF THE SILENCE » fait démarrer le groupe sur les chapeaux de roues dès 1988.

S’ensuit alors un petit changement de cap puisque le second opus, enregistré trois ans plus tard à LA, vire carrément hard à mort. « BLOOD FROM STONE » répond, en fait, aux critiques de la presse musicale britannique qui trouvait DARE un peu tendre… D’où l’envie de montrer une certaine agressivité. On y découvre  le sublime « Lies ».

Darren WHARTON, sans renier le moins du monde cet album, avouera, cependant, qu’on était loin du style naturel de DARE.

Il faudra attendre près de sept ans pour voir naître « CALM BEFORE THE STORM » (1998) inspiré par la beauté des paysages de Galle du Nord (parc national de Snowdonia). C’est un véritable chef-d’œuvre (et je pèse mes mots). Rien, absolument rien à jeter de ce CD. Aucune faille, tout se combine harmonieusement, forme un univers captivant et contient de superbes textes qui transcendent admirablement une forme d’énergie intérieure si bien apprivoisée par Darren WHARTON. Je suis personnellement tombé sous le charme fou de « Walk on the Water » et du titre éponyme « Calm Before the Storm » majestueux, cinglant et torride à la fois.

2001 nous amène « BELIEF » une sorte d’accomplissement, un but atteint : la perfection. Des titres comme « White Horses », « Phoenix » et « We were Friends » frisent le génie, c’est grandiose comme travail.

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Puis plus rien ou pas grand chose. A part les tournées avec Thin Lizzy (for money). Il faut vraiment triturer le successeur de "BELIEF" pour y trouver tant soit peu de renouvellement ou d'inspiration. "BENEATH THE SHINING WATER" est loin d'être un chef d'oeuvre. Peut-être "Sea of Roses" ou "The battles that you've won"  sortent-elles du lot mais guère plus.

On attendait avec ferveur un enregistrement public digne de ce nom. Malheureusement "THE POWER OF NATURE" (2005) ne casse pas vraiment la baraque même si, c'est vrai, on y retrouve une certaine puissance et un final somptueux.

Bref, la bonne surprise survient en 2009 avec "ARC OF THE DAWN" qui, nonobstant quelques reprises, présente une set list irréprochable.

D'emblée, "Dublin" emporte l'adhésion. Nerveux, musclé, mélodique à souhait, hyper moderne, ce titre doit exploser sur scène.

N'en déplaise à certains mauvais coucheurs, j'ai adoré la cover de Cheap Trick "The flame" et la reprise somptueuse de "Emerald". m'est avis que Phil Lynot aurait apprécié.

"Remember" par sa facture de ballade archi-classique me donne du bonheur, même si, c'est vrai, on est un rien dans le facile. Mais c'est tellement bien fait ! Franchement, il n' y a strictement rien à jeter dans cet album. Petit soupir de soulagement, notre Darren a de très beaux restes. Il ne manque plus qu'une petite tournée par chez nous pour vérifier tout cela...

DARE41fm7h2R1zL__SL500_AA300_.jpgVoici ce que j'écrivais en mars 2002 après le passage du groupe au Spirit of 66 :

Quelle musicalité, quelle élégance, quelle force de persuasion cette musique engendre. Ce n’est pas de la ritournelle, on ne peut pas dire que cela soit basique. Il y a des images et des histoires qui traversent sans cesse les mesures égrenées en technicolor et qui font battre les cœurs en corps à corps avec une ampleur sonore jamais brutale ni gratuite : élaborée savamment, adaptée à nos auras, discrète et grandiose en même temps, souple et implacable aussi, en un mot, je vais le dire, je le sens : symphonique ! Le mot est lâché. C’est une musique habile, nuancée et terriblement ferme à la fois, qui fait appel à tous les sens et suscite un besoin d’élévation, une envie d’être en phase avec l’univers, avec soi-même, avec les deux, gentiment, gaiement… presque tendrement ! 

 

Mais encore, à propos du groupe : 

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Je reviens une seconde aux musiciens et je ne peux m’empêcher de relever que la forte personnalité de Darren Wharton n’écrase pas les autres, c’est une constante aussi de remarquer que tous s’amusent et se complètent admirablement. Ils gardent à la fin d’une tournée une fraîcheur d’esprit et une disponibilité admirables. Je ne voudrais pas passer sous silence la terrible efficacité d’Andy Moore qui a sans doute le rôle le plus ingrat dans tout cela, tant l’assemblage et la structure des compositions ne lui permettent aucun droit à l’erreur. Ce gars est excellent tout le temps, sans atermoiements, sans hésitations, il place toujours ses soli juste et bien, avec un maximum d’efficacité.. Ce qui, à mon avis, est exceptionnel. C’est vraiment un guitariste irréprochable. La paire de guitares est d’ailleurs divinement assortie et les qualités vocales de Richie Dews sont bien à la mesure de l’ambition de compositions exigeantes. Même si cela n’en a pas l’air, j’ai trouvé une ébauche de dramaturgie proche de l’art lyrique dans ce set. Intense et claire. Sans doute les attaches britanniques et l’élégance de DW y sont elles pour beaucoup.

 

 

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NB : les photos sont extraites du site de Pierre Romaiville www.piero.be excepté la première (Wikipedia).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19.04.2011

12 avril 2011 : Tommy CASTRO au Spirit of 66

TC030.gifAvant d’en arriver au concert proprement dit,  je me dois de  lever un lièvre… Mon ami Pierre Lupi jure mordicus qu’il a vu Tommy Castro pour la première fois au Spirit, le 12 mars 1999, je veux bien le croire d’autant que je n’y étais pas. Toutefois  si je consulte les rigoureuses archives du website, je ne vois aucune trace de ce concert à la date en question, la seule trace du bonhomme que je note c’est le 6 mai de la même année mais recouverte d’un bandeau annonçant la suppression du concert. J’en appelle à l’arbitrage de Francis Géron, ce concert aurait-il été anticipé, mon cher Maître ??? Il a, en tout cas, bien dû avoir lieu puisque Pierre est au-dessus de tout soupçon. Pour ce qui me concerne, la seule chose que je sais c’est que j’ai vu le bluesman californien, pour la première fois, un dimanche de novembre 2002, dans une ambiance torride. Et dire que ce soir-là  il n’y avait que quatre musiciens (Crossan, Lewiss, Mac Donald et T/C). Alors qu’aujourd’hui ,  la (très) bonne surprise c’est que le Tommy Castro Band est au grand complet.Petite incise, Keith Crossan, le saxophoniste, est le seul musicien qui accompagne Tommy Castro depuis le début puisque l’autre membre formateur Randy McDonald (basse) a quitté le groupe en 2008 pour des questions d’ordre familial. On trouve également sur scène Tom Poole (trompette), Scott Sutherland (basse), Ronnie Smith (drums) et Tony Stead (claviers).Soit le personnel de l’album « Hard Believer ».

 

Le démarrage est somptueux, les deux pieds immédiatement calés dans le boogie le plus musclé. Je vous recommande vraiment d’écouter l’ album « Hard Believer » dont est tiré le deuxième morceau d’attaque « Memphis », cela  se passe de commentaires. C’est à tomber là !!! Les trente premières minutes sont évidemment verrouillées par Tommy Castro, les cuivres sont sur la réserve mais on voit déjà poindre la force de frappe de Ronnie Smith qui, insensiblement prend ses (bonnes marques) soutenu comme ce n’est pas possible par l’efficace Scott Sutherland, à la basse. Progressivement, le boss va donner des bons de sortie à ses petits camarades de jeu . Dès le milieu du troisième morceau, il lâche les cuivres et c’est prodigieux. Je ne sais pas s’ils le font exprès (tant mieux pour nous), c’est
le grand emballement, la saint-Sylvestre en avril, je n’oserais pas parler d’explosion atomique par les temps qui courent mais on n’est pas loin du feu d’artifice de New Year’s  Eve à Time Square…

Avec « Wake up call » c’est le  quart d’heure de pur bonheur, - limite- éjaculation-précoce- mais ça va, on contrôle… Pas à pas, note à note, titre par titre, la machine se met en place avec au-dessus du lot : LA voix, THE voice qui surplombe le paysage,  aérienne,  tel (le) le vol de l’aigle royal surplombant le grand canyon du Colorado. Après le fumant « Nasty Habits » et son rythme syncopé à la diable, c’est Dylan revisité par Stevie Wonder : « Serve Somebody », en l’occurrence, a déjà rétamé deux ou trois fans irréductibles que j’aperçois dans la salle, en transe !

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Et puis le blues ! Divin, sublime, énoooorme… « Backup Plan » dans toute sa splendeur. On enchaîne les titres du dernier album dans le délire, putain que c’est bon quand la Firebird Vintage s’éclate en cascade de notes  fluides, délicieusement égrenées par les doigts en or d’un Tommy Castro éblouissant qui les délivre comme un cadeau d’éternité sur le monde. C’est vrai, je le dis souvent, dans ces cas-là, il ne peut plus rien nous arriver, on est bien, étonnamment  bien,  éternels quoi !!!  

Je n’avais pas reconnu « Insanity » d’emblée parce que notre homme a emballé l’intro dans des arrangements chaloupés à l’extrême. Ca démarre cool et cela finit incandescent, il nous rajoute quinze minutes de vraie folie sur la version de l’album et je suis béat. Il y a six gars sur scène, tu dirais qu’ils sont cinq cents. J’avance dangereusement vers le délire, les hallucinations (et pourtant, je le jure, je ne bois que du soda… ). C’est probablement le titre le plus élaboré de la soirée, tant par la gamme des rythmes qu’il aborde, la force du propos  qu’il suggère que par les atmosphères intenses et violentes qu’il dégage. Le son monte insensiblement, le band est totalement dans son sujet, les relais entre les cuivres et la guitare sont sidérants et la paire rythmique cartonne à tout va dans un déluge final indescriptible. Le nappage des claviers de Tony Stead  cimente admirablement le tout. On est dans la perfection absolue, la jubilation totale. Le son traverse les corps, l’aura de la musique nous encercle littéralement, on vit la transportation absolue, c’est plus terrien ce truc, ça devient supranaturel, c’est  le rêve éveillé, le point « g » de l’audition orgasmique, (« g » comme guitare, banane !), une sorte d’aboutissement final de la perfection irrésolue !!!

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 La reprise de « Ninety Nine And A Half », déjà prometteuse sur l’album devient phénoménale en live. Quand tu penses à ceux qui ont créé ce chef d’œuvre : (Pickett, Floyd et Cropper), cela donne le tournis, même si, pour rester objectif, la meilleure cover de ce titre restera pour toujours celle de Fogerty, mais  ici, dans cet exercice, on peut dire que Tommy Castro est au sommet de son art, vocalement en tout cas. Wilson Pickett ne faisait pas mieux.  Je savoure tellement que j’en bave, c’est phénoménomégagigantobuleux ! L’escalade est  fofolle puisque là-dessus, l’ami Castro nous plante un John Lee Hooker de derrière les fagots avant la pause. L’assistance a un genou à terre. Les yeux sont brillants, le bonheur est sur toutes les lèvres, je me retrouve dans une ambiance que je croyais perdue, ça n’a pas de prix ce genre de concert, le Spirit of 66 est vraiment le plus bel endroit du monde… Redémarrage sur « I feel that old feeling coming out » inspiré par James Brown, pour donner directement le ton. C’est nerveux, précis, emballant et parfaitement en place. “Like an angel” toujours dans le même registre remet le turbo à six mille tours. La paire sax/trompette irréprochable nous balance un tout  grand numéro. Feeling absolu… Ca bouge, ça remue, ça donne dans le sublime ! 

TC025.gifNe perdons toutefois pas de vue, comme le rappelle très bien mon vieux camarade André Sironval, que Tommy Castro vient à Verviers dans le cadre du festival de la guitare. C’est trop peu dire que dans ce cadre-là, il a toute sa place. A noter  qu’il a opté résolument pour l’utilisation de la Gibson. Chose qui me ravit tout particulièrement après avoir vu Warren Haynes, un autre grand Gibson man… Je vais encore passer pour un radoteur, pourtant je le répète, la Gibson donne une chaleur soul incommensurable aux rythmes de feu qu’imprime Tommy Castro à son set et au blues en général.

« Trimmin’ fat » roboratif par excellence associe vocalement l’ensemble des membres du groupe dans un humour décalé du meilleur effet et nous amène gentiment vers « Love don’t care » et sa partie de claviers bouillante avant le final apocalyptique (et  je pèse mes mots), devenu avec le temps, le titre fétiche du band, j’ai nommé : « Sex machine ». C’est évidemment l’occasion de présenter le combo en détail et de permettre à chaque musicien d’y aller d’un solo ravageur. Dans ce genre de gig, Scott Sutherland révèle une personnalité impressionnante et déploie un registre phénoménal. Jusque là très assidu, voire discipliné mais non moins redoutable, il y va gaiement le beau barbu et recueille évidemment une ovation à la hauteur de ses exploits. Ces musiciens sont généreux, ils donnent tout ce qu’ils ont et plus encore, je le répète c’est une chance incroyable de les voir ensemble et ce niveau de jeu dépasse largement tout ce que le rock and roll a pu nous apporter de fort, de percutant, en un mot de vivant !!! Dans vingt ans, on parlera de Tommy Castro comme on parle aujourd’hui des grands bluesmen du vingtième siècle et ce ne sera que justice pour un musicien très attachant, songwriter de grand talent et être humain hyper sympa, au demeurant.

Le rappel sur « Can’t keep a good man down » est à la hauteur de l’ensemble de ce concert : géant ! Ils chantent tous, démultiplient les accords, offrent une qualité artistique hors du commun à nos petites oreilles ébahies dans lesquelles se gravent à jamais des sons inoubliables.

Et là, pour le coup, je ne suis pas prêt de l’oublier ce putain de fuckin’ concert, je me repasse d’ailleurs les onze albums en boucle dans la bagnole depuis  !!!

 

 

Set 1

A good fool is hard to find (Painkiller 2007)

Make it back to Memphis (Hard believer 2009)

Wake up call (Soul Shaker 2005)

Nasty Habits (Exception To The Rule 1996)

Gotta serve somebody (Hard believer 2009)

Backup plan (Hard Believer 2009)

Definition of insanity (Hard Believer 2009)

Ninety nine and a half (Hard Believer 2009)

It serves you right to suffer  (Gratitude 2003)

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Set2

I feel that old feeling coming out (Gratitude 2003)

Like an angel (Right As Rain 1999)

I roll when I rock (Painkiller 2007)

Trimmin fat (Hard believer 2009)

Love don’t care (Painkiller 2007)

Sex Machine (Fillmore Live 2000)

Encore :

Can’t keep a good man down (CKAGMD 1997)

 

 

12.04.2011

TOMMY CASTRO... au-delà du blues !

TC036.gifTOMMY CASTRO c’est Carlos Santana avec des  couilles ! Voilà le mot est lâché… On n’en parle plus… Il faut parfois forcer le trait pour (bien) se faire comprendre. C’est un peu ce qui distingue le mystique du concret ou le  surnaturel du naturel…

Vous l’aurez compris, pas de fioritures chez le bonhomme, aucun goût pour le mystère, une attaque de manche directe, un balancement de mélodies imparables, un son cuivré presque funky, c'est cela qui résume le personnage.
Exception (…to the rule…) faite du volume de ses ventes de disques, chez nous, en tout cas,  Tommy Castro représente la relève de la génération blues du 20ème siècle avec la particularité intéressante de sortir du moule du bluesman militant en noir et blanc et d’offrir une palette de couleurs intéressantes bien plus large que la stricte posture bluesy.
Comparaison n’étant pas raison, Castro dispose en outre, indiscutablement, d’une voix chaude et délicieuse comme on en trouve très peu aujourd’hui dans le monde du rock.
Caractéristique majeure du band : sa mise en place immédiate, instantanée et quasi innée. On voit bien que ces gars sont des bosseurs invétérés. Qui plus est, chacun d’entre eux est capable de s’affirmer pour lui-même en cours de show, sans desservir le groupe. Pour ce qui est des cautions majeures, Carlos Santana, tiens le revoilà, qui ne s’y est pas trompé, considère, en exergue du CD "Guilty of Love "  (2001), que le rock est en de bonnes mains avec TC. John Lee Hooker, qui était son ami, effectua sa dernière apparition musicale et vocale dans la chanson éponyme de ce même disque, c’est dire… Quant à BB King, ce dernier ne tarit pas d’éloges à son sujet (participation sur l’album 2003 « Gratitude » , tournées communes).
C’est en 1991, à San Francisco, que naquit le Tommy Castro Band qui, trois batteurs et un bassiste plus loin, se présente aujourd’hui avec Ronnie Smith (d) et Scott Sutherland (b.), Tom Poole (tr.) et Tony Stead (keys). Keith Crossan, le saxophoniste génial, n’a, lui jamais quitté le navire et accompagne d'ailleurs Tommy Castro depuis 25 ans…
Ce qui fait la différence chez Tommy Castro, c’est qu’il est une « star ». Ce mot n’a rien de péjoratif ou de superficiel. C’est un gars « brillant » capable de donner à ses chansons une facture définitive. Il n’y en a pas une à jeter. Elles doivent, à mon avis, naître d’une pièce. Elles ont, en tout cas, un caractère achevé et un petit je ne sais quoi de génie qui les différencient largement de toute la production du genre et qui les rend intemporelles.
Ce « basic blues mix » composé d’un tiers de rock, un tiers de soul et un tiers de blues saupoudrés de funk est terriblement attachant. Y’a pas à dire, on s’amuse réellement dans un concert de Tommy Castro. Les visages s’éclairent et l’envie de s’éclater gentiment est irrésistible. Il parvient à installer une connivence absolue avec le public qu’il respecte immensément. Ca se voit, ça se sent. Et on le lui rend bien : ce gars c’est le must, le top, le must du top, si vous aimez mieux. 32062_394957007675_604207675_4481753_6502497_n-300x224.jpg
Avant de se la jouer chef de bande, T/C fit partie des Dynatones. Il accompagna Carla Thomas, Albert King ( !) et « Sir » Mack Rice (créateur de Mustang Sally).
Après avoir écumé tous les bars et les clubs de Californie,il a tourné avec les plus grands : BB King (tournée 2001 et 2003), Robert Cray, Johnny Lang (encore un petit génie) et, sur sa fin, John Lee Hooker.
Premier album personnel : « No Foolin » (1993). C’est un « live » consécutif à 350 concerts. Chaud(s) évidemment ! Hyper hot ! Avec ce petit côté artisanal et non dégrossi qui rend le rock crédible. C’est bourré de sueur et de passion, sa sent la Route 66 à plein nez et c’est -déjà- presque parfait.
Trois ans plus tard paraît le sublime « Exception To The Rule » (d’où les jeux de mots plus haut) qui est vraiment l’album que je préfère. D’abord parce que c’est Leadfoot Rivet (un grand Monsieur du Blues) qui me l’a conseillé, ensuite parce qu’il contient des titres fabuleux comme « Sho Enough », « How Long Must I Cry » ou « Can’t Quit The Blues » et enfin, parce que c’est le souvenir de ma première rencontre (de près) avec Tommy Castro soi-même, donc.
En 1997, « Can’t Keep A Good Man Down » confirme en l’amplifiant encore le sens mélodique du bonhomme. C’est un véritable album quatre étoiles qui préfigure l’immense « Right As rain » de 1999. Tiens, à ce sujet, je ne peux résister à l’envie de vous reproduire le commentaire qu’en faisait le folder du Spirit à l’époque de la sortie de CKAGMD : « Tommy Castro est un phénomène du blues qui conjugue l’âme et l’urgence authentiques de BB King ou d’Albert Collins et le raffinement d’un Robert Cray. Voilà ce que le mondialement célèbre magazine musical « Billboard » en dit : « Originaire de San José en Californie, Tommy Castro est l’artiste de blues américain dont l’étoile grandit le plus vite. Son album « Can’t Keep A Good Man Down » vient de sortir sous les acclamations de la critique internationale »…/… Blues Revue parle de lui en ces termes : «L’énergie et le charisme de Tommy Castro jaillissent de chacun des titres du disque »…/… La revue « Musician » prédit qu’il sera une star et tant « Guitar Magazine » que « Gavin Report » soulignent : « Castro a fignolé un disque de blues rare en ce qu’il navigue bien au-dessus des clichés du genre et il devrait être le prochain (héraut ?) héros du blues-rock ».
Son successeur « Right As Rain » fut classé dans les quarante meilleurs albums de blues de tous les temps. Il met en lumière les immenses capacités guitaristiques dont il dispose. On ira jusqu’à dire qu’il rivalise avec Billy Gibbons ou Stevie Ray Vaughan.
Il faut, en tout cas, remarquer que, comme certains de ses illustres prédécesseurs, Tommy Castro utilise très peu d’effets complémentaires (genre wah wah ou disto). Cela lui permet d’ailleurs de faire de longues approches en front de scène, pour le plus grand bonheur des spectateurs évidemment. J’aime autant vous dire que tout ce qu’il sort du manche de guitare, il ne le doit qu’à son talent et pas aux gadgets et à l’ampli, hein !
Petit cadeau aux fans, en 2000 : le live enhanced au Fillmore West qui donne une magnifique idée de ce que représente le Tommy Castro Band sur scène. La présence de keyboards et d’une trompette renforcent encore le côté « hot » du gig.
tccom-199x300.jpg2001 nous a donné à naître un superbe enfant de l’amour prénommé « Guilty of love » résumant, à lui seul, ses qualités et son talent hors pair qui explosent ici littéralement. Produit par Jim Gaines (SRV/Huey Lewis/Santana), on y remarque (déjà) la présence de John Lee Hooker, Dr John, Delbert Mc Clinton, e.a. qui lui confèrent une aura incontestable. Mais la force de ses propres compositions le font entrer dans la cour des grands. Le choix de quelques autres collaborations mérite également le respect : « Aint No Fun To Me » de Al Green, « Blinded In The Face Of Love » de Bruton, « Dirt Road Blues » de Stuart Blank (son ami trop tôt disparu) et « Somebody To Love You » de Gary Nicholson, sont de purs chef-d’œuvres composés sur mesure, c’est certain. A noter que cet album est le premier signé pour Tower Records après sept ans passés chez Blind Pig. Cette dernière a d'ailleurs édité un best of « Blind Pig Years » (2001).

Puis on trouve « Gratitude » (2003), hommage à tous les grands du blues et de la soul. « Soul Shaker » (2005), « Painkiller » (2007… merveilleux Big sister’s radio) et « Hard believer » (2009 : reprise superbe de 99 ½  et compo terrible : Make it back to Memphis !!!). Pour ce dernier il obtient la distinction suprême aux Living Blues Awards 2010. Tout cela chaud bouillant, lumineux et tellement bien agencé…
Ses principales sources d’inspiration sont évidemment perceptibles à travers l’étendue du jeu de guitare qu’il développe. Eric Clapton, Buddy Guy et Freddy King, pour la guitare, Otis Redding, Wilson Pickett et James Brown pour les phrasés vocaux… Son timbre personnel, placé dans une tessiture magnifique, chaude et veloutée, touchante et fluide, mélange de force et de tendresse, charrie des tonnes d’émotions. On l’écouterait des nuits et des jours entiers sans se lasser.
 

06.02.2011

TROP BELLES ! LE TOP...

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La country music c’est ce qu’il y a de pire et de meilleur. Le pire parce que 85% des opérateurs de presse ou radios country aux USA sont  très conservateurs voire pour certains franchement fachos, le meilleur parce que quand on tombe sur des artistes sympas (et il y en a), ce sont des progressistes pur jus !

Il arrive même que des musiciens non alignés assument avec courage leurs opinions totalement à contrecourant de l’idéologie dominante dans le landerneau musical sudiste. Ce fut le cas pour les plus célèbres d’entre eux : Pete Seeger et Woody Guthrie, plus près de nous  Bob Dylan ou Steve Earle ou encore les Dixie Chicks.

Ces artistes pourraient être classés dans la rubrique « alternative country » en ce qu’ils rejettent le look « chanteur à chapeau », qu’ils ne sont pas inféodés au monde de Nashville (épicentre de la country académique) et qu’ils professent volontiers un aspect social critique ou militant. Ils attirent surtout un public « rock »  tout en gardant la présence d’instruments traditionnels dans leur musique (fiddle, banjo, steel guitar , lapsteel  principalement).

J’en viens au sujet du jour : les Dixie Chicks dont le cas est exemplaire et probablement  unique dans les annales musicales américaines.

 Ce groupe de qualité (musiciennes hors pairs) composé de 3 nanas « qui en ont » comme on dit,  pas du tout fatigantes à écouter ni d’ailleurs à regarder, s’est trouvé impliqué dans une campagne de dénigrement sans précédent au motif que la chanteuse, Natalie Maines,  osa dire à Londres, en 2003, juste avant l’invasion de l’Irak par l’Otan, qu’elles regrettaient  que Georges Bush soit originaire du Texas comme elles,  en désapprouvant son engagement militaire. Tout cela devant quelques dizaines de milliers de personnes… Autant dire que la déflagration qui  suivit leur retour aux States fut sanglante.

Un boycott quasi immédiat des stations spécialisées , des  destructions publiques de CD du groupe , des campagnes de dénigrement orchestrées par quelques Majors rétrogrades avec la complicité active d’ artistes allumés comme Tobby Keith (il projetait un photo montage en arrière plan de ses concerts représentant la chanteuse des Dixie,  à côté de Saddam Hussein), bref trois ans de galère infernale, chute des ventes, plus de passages télévisés régionaux mais heureusement un public de fans indécrottables qui ont vite compris les raisons douteuses de l’offensive. En effet, la majorité des patrons de chaînes country ont des intérêts dans la nébuleuse des sociétés paramilitaires  dirigées par Dick Chesney, l’ancien vice-président américain.

Il y a toujours une justice puisque quatre ans après les faits, lors de la 49ème cérémonie des Grammy Awards 2007, les Dixie Chicks ont remporté les 5 récompenses pour lesquelles elles étaient proposées, portant, accessoirement, à 30 millions et demi d’albums le chiffre de leurs ventes dans le monde dont pas moins de 26.733.000 disques pour les seuls USA. Le bon sens a gagné, pour une rare fois, mais à quel prix ! Tout cela est admirablement expliqué dans le rockumentary de Barbara Kopple et Cécilia Peck :  « Shut Up And Sing ». (2007)

Aujourd’hui le groupe reste soudé comme entité définitive mais il a fallu digérer ce cauchemar. Le trio a tourné durant l’été 2010 avec Eagles, un double best off « Essential » est paru en même temps et les  deux sœurs Martie Maguire  et Emily Robison se sont lancées dans un projet concept « Court Yard Hounds »  créant de la sorte une respiration temporaire.

Ces sacrées bonnes femmes ont tenu tête à la moitié des Etats-Unis et à tous les sudistes enragés pendant quatre ans. Elles ont assumé leurs propos avec dignité alors qu’elles n’y étaient  pas préparées et qu’elles auraient pu se dédire par confort carriériste. Elles ont continué à faire de la toute bonne musique avec le soutien d’un public formidable. Elles ont droit à notre respect. Tout n’est décidément pas pourri au pays de l’Oncle Sam.

Pour ceux que cela intéresse, je recommande l’album et le CD Live « Top of the World Tour » (2003) et l’album studio « Taking the Long Way » (2006) où l’on trouve la superbe chanson « Not Ready To Make Nice », réponse admirable de Natalie Maines à tous ses détracteurs. Et forcément la compil 2010.

Le site du groupe bien sûr www.dixiechicks.com  et un site très chouette de vente d’albums country  www.smartchoicemusic.com  où l’on peut commander leurs disques et DVD principaux.

 

 

21.11.2010

NEVER FORGET 8 DECEMBER 2010 : THIRTY YEARS !!!

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Je crois que c’est Tony Palmer, un journaliste du London Observer, qui a dit un jour : « John Lennon est le seul Beatles qui aurait pu être un Stones ». Cette réflexion résume à elle seule tout le personnage connu pour un anticonformisme militant revendiqué mais aussi pour son impertinence et une certaine intransigeance dans ses convictions et ses comportements. On peut, en effet, être le parfait pacifiste antimilitariste et avoir eu ses nerfs quand même. La face sombre du bonhomme est illustrée par des colères restées légendaires envers sa première femme ou le tabassage de Stu Sutcliffe à Hambourg montrant le côté « Jealous Guy » aux poings rapides du rocker et par les assuétudes aux substances hallucinogènes qu’il fit partager aux autres membres du groupe y compris Brian Epstein, dépendance dont il mit près de vingt ans à se débarrasser.

Dans son enfance déjà, le brave John était honni par le papa de Paul McCartney qui trouvait que son fils avait des fréquentations très peu recommandables. Sans faire de psychanalyse à bon marché, on peut imaginer que le parcours de vie qu’il connut n’est pas pour rien dans cette ambivalence. Un père absent. A quatorze ans, le deuil de l’oncle George qui l’avait recueilli et à dix-sept ans, le décès de sa mère, morte deux fois, comme il le dira : une fois quand elle l’abandonna, une autre fois quand elle mourut vraiment.

Mais il reste que John Lennon, avec ses forces et ses faiblesses, est sans doute la figure la plus représentative de la posture rock and roll du XXème siècle et que même trente ans après sa mort, la valeur emblématique de son image n’a fait que se renforcer.

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Touche à tout inspiré, de la peinture à la musique en passant par l’écriture, il va se fabriquer progressivement, un peu avant la fin des Beatles, une conviction pacifiste pour conjurer ses vieux démons de violence. Il s’en expliquera juste avant sa mort. « J’étais un cogneur, cruel avec ma femme et physiquement envers toute femme. Je ne pouvais pas m’exprimer et je cognais. Je me battais avec les hommes et je frappais les femmes. C’est pour cela que je suis constamment branché sur la paix ». On retrouve cet amendement et de quelle manière ! dans la chanson « Woman », d’une beauté et d’une musicalité inouïes en hommage aux femmes, sans doute en arrière-pensée celles qu’il molesta, mais aussi… la femme en tant que telle !

Le temps écoulé depuis la fin des Beatles nous a appris à quel point chaque composition de Lennon n’est jamais passée inaperçue. Même ses albums les plus engagés comme « Sometime in New-York City » font aujourd’hui figure de répertoire en or. De tout cela bien entendu, dès 1971, émerge LA chanson par excellence : « IMAGINE ». Sa simplicité, son dépouillement et l’universalité du propos en font, au moins dans la forme, une œuvre digne de « J’écris ton nom » d’Eluard ou du « Ciel est par-dessus le toit » de Verlaine. Le contraste entre la sobriété de l’accompagnement au piano (qu’il adorait) et le pouvoir évocateur du contenu consacre(nt) là un véritable chef d’œuvre. C’est probablement une des clefs de lecture de tout le répertoire de Lennon.

La dernière question qui ne laisse pas d’inquiéter à son sujet est, évidemment, de savoir si son assassin Mark Chapman était là par hasard ou s’il a été le bras armé d’une manipulation ? On peut toujours sourire de la théorie du grand complot mais dans un pays qui a vu mourir en près de quinze ans quatre figures importantes du combat pour les droits civiques et, accessoirement pour la paix, sous les balles de « déséquilibrés » les coïncidences peuvent laisser perplexes.

On se souviendra, en tout cas, des démêlés de John Lennon avec le gouvernement Nixon, son fichage et sa surveillance rapprochée par le FBI, de ses soutiens supposés à des groupes activistes proche des Black Panthers ou de l’IRA. Tout cela a pu créer un fond de commerce, terreau de certaines animosités sans doute invérifiables. Reste que sa disparition a forcément soulagé les tenants conservateurs de  l’idéologie dominante des années Reagan naissantes et que le temps du rêve s’est arrêté une fois pour toutes un 8 décembre 1980 à  22h52 devant le Dakota Hôtel. Ce mystère ajoute évidemment beaucoup de dramatisation à l’aura de l’auteur de « Give peace a chance » et sa fin tragique ne peut qu’en renforcer les contours.

Pour tous ceux que la chose intéresse, je conseille fortement le travail biographique dantesque de Philip Norman, « John Lennon, Une Vie »  

                                                      traduit de l’anglais par Philippe Paringaux, Robert Lafont, 24,90€.

 

 

                                                                                                                                          DD

 

Photos-décors : Jean-Claude Deprez

15.07.2010

Warren Haynes vs Gov't Mule

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Let’s go back !!!

Gov't Mule (Kurs-22june10) 135.JPGWarren Haynes a trois vies musicales ! Celle, épisodique,  qui l'a révélé avec le southern band Allman Brothers Band, celle qu'il traverse bruyamment dans Gov't Mule et celle qui l'apaise sous ses propres initiales souvent en compagnie très relevée. Pour l'heure, nous nous intéresserons à la deuxième de ces vies sans doute la plus puissante, musicalement parlant.

Neuf albums studio au compteur et une kyrielle de « live » en magasin, le groupe de Warren Haynes fraîchement (le mot est mal choisi) débarqué ce 22 juin 2010 à Dolhain, par trente degrés centigrades, a fait monter la température de quelques points encore et surtout les décibels de six échelons au moins sur l’échelle de rockter.

C’est encore une toute grosse prise de Francis Géron qui, décidément, nous étonnera toujours par son flair et son sens de l’à propos.

Gov’t Mule, dans sa configuration stabilisée actuelle est, en fait, la quatrième version d’un combo qui ne s’est jamais totalement remis de la disparition du bassiste Allen Woody (2000), un de ses membres fondateur s avec Matt Abts et l’ami Warren.

Le trio initial s’est mué en quatuor depuis l’embarquement de Danny Louis aux claviers (2002) et de Jorgen Carlsson à la basse (2008) après l’intermède Andy Hess.

Petit retour en arrière…

En 1989, Warren Haynes rencontre Allen Woody au sein de l’Allman Brothers Band renaissant de ses cendres. Il fait également la connaissance de Matt Abts, batteur du Dickey Betts Band (autre guitariste d’Allman bientôt débarqué) et décide de créer avec les deux premiers, en 1994, un « side project » pour occuper les temps morts entre les concerts d’Allman Brothers Band.

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Ce power trio prend son envol en 1995 avec l’album éponyme « Gov’t Mule ». Depuis, le succès est allé croissant jusqu’en août 2000, date du décès d’Allen Woody. Warren Haynes décide alors de tout plaquer et observe un long silence de deux ans avant de reprendre la route comme mué par le souvenir de son ami.

04 Gov't Mule (Kurs-22june10) 083.jpgPour exorciser ce souvenir, il va faire paraître « The Deep End » (vol. 1 et 2/ 2001-2002). Rien moins que 24 bassistes seront sollicités pour l’événement .

La personne même de Warren Haynes ne laisse pas de captiver. Au-delà de ses capacités instrumentales, c’est un songwriter hors pair. Il construit et il crée, il donne de la crédibilité à ses chansons par un sens inné de l’équilibre intro/riff/mélodie/relief. Même si, à l’évidence, le son qu’il dégage sort de la norme sur scène, on reste bien dans un registre estampillé rock and roll for ever !

Là où la plupart des rockers auto-proclamés d’aujourd’hui cherchent à mettre leur image en avant, Warren Haynes, lui se confond à la musique et s’imprègne résolument des répertoires les plus denses et les plus respectueux des racines du rock pur et dur. Ses affinités actives avec Grateful Dead, ses reprises de Neil Young ou de Led Zeppelin, des références indubitables au blues, entre autres, redonnent de la grandeur à l’histoire de la musique.

Pour l’anecdote et pour les amateurs de Led Zep, il faut écouter l’album live Holy Haunted House de 2008 avec la reprise intégrale de Houses of the Holy.

On ne présente plus l’apport énorme de W/H au sein d’Allman Brothers Band alors à la dérive fin des années quatre-vingt et la qualité de ses compositions pour « Where It All Begins » dont est tirée la chanson du 20ème siècle « Soulshine » qu’on retrouve sur quatre autres albums ( 1995 2nd Set ABB/1999 Live With a little help…/2001 Deep End 1/2003 Live at Bonnaroo). Autre caractéristique majeure du bonhomme, il a choisi Gibson comme guitare de référence absolue et ça se sent, cela s’apprécie comme un grand cru, cela se vit comme une jouissance suprême si vous voyez ce que je veux dire…

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Warren Haynes est d’abord et avant tout un musicien fédérateur qui entraîne dans son sillage une multitude d’artistes comme John Popper, Dave Schools, Edwin McCain, Audley Freed, Phil Lesh, Alvin Youngblood Hart et, last but not least, ses potes de l’ABB : Oteil Burbridge et Derek Trucks.

10 Gov't Mule (Kurs-22june10) 141.jpgIl dépasse largement tous les clivages et évolue insensiblement vers une rencontre appropriée avec le jazz ou, en tout cas, des ambiances jazzy que le superbe « Sco-Mule » revisité en 2000 permet d’apprécier dans toutes leurs saveurs. On a eu droit à quelques aperçus de la chose à Dolhain, en particulier dans l’interprétation de cinq titres du dernier album studio.

Ce concert mémorable a vu défiler de manière impressionnante un catalogue assez représentatif de l’histoire de Gov’t Mule assorti de reprises épiques de Led Zep et de l’improbable « Tomorrow never knows » des Beatles.

Une première partie incendiaire sans temps mort ponctuée par trois titres du dernier album « Brazos » (pour clore le set) a permis de mesurer la force et l’explosivité du band dans sa configuration quartet.

J’ai bien évidemment explosé dès l’entame du deuxième set au son de « Mule » titre emblématique s’il en est, immédiatement enchaîné à « Goin’ Out West » qui, pour le coup, est un véritable titre sudiste imparable. On l’oublie un peu mais Warren Haynes est aussi un vrai guitariste sudiste (Gibson, « gabarit », Caroline du Nord, références des répertoires, etc…).

Gov’t Mule a mis le feu jusqu’au dispensable solo de drums. Il faut dire que Matt Abst est un batteur intéressant. Il sort de tous les clichés habituels (sauf le solo de batterie, on lui pardonne volontiers) par un jeu discret mais terriblement efficace. Aucun effet de manche, pas de spectacularisation mais un beat « rentre dedans » rehaussé par des recours multiples aux syncopes et au(x) jeu(x) de pied(s) (de quoi le prendre vraiment… son pied !).

L’intégration des keyboards est encore un peu discrète, à mon humble avis. L’ami Louis s’en tient sans doute à des consignes strictes mais quand il s’affranchit à certains moments de la réserve imposée et ce n’est pas plus mal.

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Jorgen Carlsson ne pourra évidemment jamais faire oublier Allen Woody mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Il joue juste avec un rumble cohérent et du note à note inspiré. Rien à jeter dans son jeu propre et net. Du très bon travail.

Je ne vous dis pas le final hors normes de ce type de concert. Après le balam balam des 16 Gov't Mule (Kurs-22june10) 126.jpgcent cinquante premières minutes, la sortie sur « Mystic » et « Soulshine » c’est cadeau… Grandiose, émouvant, réellement inespéré et totalement aérien.

On ne sent plus le sol sous les pieds, la lévitation est totale. Je suis certains que pas mal d’entre nous ne redescendront pas sur terre avant un bail, jusqu’au prochain concert sans doute.

Merci m’sieur Géron pour ce (nouveau) coup de génie… DD

Toutes les photos sont de Jean-Luc Cruwels, the very best of the best picture men.

Set 1
Slepend Jam
Mr. Man (Déjà Voodoo 2004)
Steppin' Lightly (
By a Thread 2009)
Any Open Window(By a Thread 2009)
Mr. High & Mighty (High & Mighty 2006)
Mother Earth (Gov’t Mule 1995)
She Said, She Said (Dose 1998)
Tomorrow Never Knows (Beatles cover)
Time To Confess (Deep End vol. 2 2002)

Birth of the Mule (Dose 1998)

Broken Down on the Brazos (By a Thread 2009)
Set 2
Mule (Gov’t Mule 1995) + Whole Lotta Love (L/Z) + Mule
Going Out West (Tom Waits/Benefit Concert 2000)
Frozen Fear (By a Thread 2009) + D'yer Mak'er (L/Z) + Frozen Fear (By a Thread 2009)
Railroad Boy (By a Thread 2009)
Drums

Fallen Down (Life before insanity 2000)
I Think You Know What I Mean (Life before insanity 2000)
When The Levee Breaks (L/Z)
I Think You Know What I Mean (Life before insanity 2000)
Encore
Into The Mystic (Van Morrisson) + Soulshine with Gospel Intro (WH + ABB 1994)

Discographie

01.07.2010

WILL THE CIRCLE BE UNBROKEN

 

En prélude à la seizième saison qui commence au Spirit, je ne pouvais m'empêcher de revenir sur le travail inlassable de Francis Géron, pour le quinzième anniversaire de vie de ce club devenu un phénomène sur le circuit rock and roll.

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QUINZE ANS DEJA...

Cela  fait donc quinze ans que le Père Géron se ramasse près de vingt jours par mois et plus parfois, pour faire la navette Dolhain-Verviers et aller relever le sacro-saint volet métallique du Spirit of 66… ( franchement, vous croyez que c’est ce qu’il y a de plus excitant sur la journée !!!???).

Quinze ans qu’il reproduit quasi quotidiennement les mêmes gestes pour prendre possession de sa console, véritable poste de commande d’un bahut insubmersible… qui a dégusté à la pelle des balances et soundchecks, des glissements de potards, des rafales de clignotements de led, des cliquetis d’interrupteurs et parfois des p…de foutus larsen  qui font grincer les dents.

Quinze ans déjà que les groupes défilent avec conviction et fierté par centaines et que les spectateurs écarquillent, admiratifs,  les oreilles chaque soir de concert dans cet antre mythique.

Quinze ans et des tas de kilomètres parcourus pour défendre son enfant ou récupérer les préventes (parfois si chiches) à travers tout le pays, quinze ans de tonnes de mails envoyés et reçus (un paquet par jour, je vous assure), quinze ans de débrouille inventive et de solutions sur le fil (quelques décamètres de câbles entre autres…).

Quinze  ans de bricole ingénieuse et de trouvailles pertinentes pour faire sortir un son superbe de ce great sounding club (comme dit si bien Rick Vito)…

Quinze ans de rencontres, de débat avec des spectateurs pas toujours objectifs, d’écoute patiente, de discussions pour convaincre sans prétention, toujours avec le sourire, de concentration (légendaire) pour scruter la scène et détecter au centième de seconde le moindre lézard.

Quinze ans de galère et de sommeil agité pour tenir financièrement mais quinze ans de flair artistique jamais pris en défaut. Quinze ans de stress dans l’attente des spectateurs souvent imprévisibles… vite oublié quand ça marche…


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Quinze ans de lutte contre l’arbitraire des lois et des machins rédigés par des penseurs lointains et insensibles aux réalités. Quinze ans d’espérance pour obtenir tout simplement un minimum de soutien et de reconnaissance malgré les silences radios de certains décideurs locaux… Mais cela va mieux... Beaucoup mieux.

Quinze ans de communication en quatre langues dans cette babel sonore la plus éclectique du royaume…. Quinze ans de prise de risques et d’audace de choix musicaux alors qu’il serait si simple de se laisser porter par la facilité ou de profiter de la vie, de la pêche, des voyages, du ciné et de la téloche…

Quinze ans de travail intense, crispant, non quantifiable, ingrat parfois, partagé par toute l’équipe familiale, mise à contribution inlassablement, qu’il pleuve, neige ou vente… qu’elle aime ou pas le groupe qui passe…


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Quinze ans de réalisation et de diffusion mensuelle de trois mille folders (au moins) indispensables et attendus impatiemment. Merci Madame Géron ! Heureusement que le pdf peut soulager un peu…

Quinze ans de crédit et de respect admiratifs sur le circuit international rock and roll, grâce au sérieux du bonhomme dans le business, à la considération instinctive qu’il manifeste vis-à-vis des artistes et à la qualité des conditions de séjour qu’il leur ménage ( quelques quintaux de tartes au riz et de plats chinois y sont passés aussi…)…

Quinze ans de pyramides de gobelets mousseux, de murailles de fûts en tous genres et de colonnes de bouteilles qui, alignées côte à côte feraient bien le tour de Verviers, au moins deux fois (Faut demander à Ronald !).

Quinze ans que ça dure pour notre plus grand plaisir…

Ces quinze ans là en valent cinquante au moins de la vie d’un homme normal, mais Francis Géron n’est pas vraiment un homme comme les autres…

C’est un fan des mécanismes qui fonctionnent, un amateur des rouages bien huilés, un maniaque du travail fait main, un patron exigeant mais passionné de musique qui s’imprègne toujours du meilleur pour nous rendre le parfait, un observateur averti (qui en vaut au moins deux…), un perfectionniste de la pire espèce, un créateur instinctif de divines surprises, un artisan mélomane invétéré, un faiseur de plaisirs, bref, au sens anglo-saxon du terme, un véritable entertainer !!!


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Aujourd’hui, de Tokyo à L.A., de Dublin à Prague, de Montréal à Paris, de Cologne à Milan et dans la Belgique entière, il y a des gens qui savent que sur un point millimétrique de la carte du monde, se trouve une enclave sonore magique où la joie de jouer et de vivre le show ne cède en rien à l’ambiance de feu toujours admirable, spontanée et bon enfant qui s’y développe.

Le Spirit of 66 est devenu avec le temps le plus grand des petits clubs et le plus petit des grands endroits où il faut être absolument. C’est le résultat d’un travail entêté, intense (quoi qu’on pense…) conjugué à la passion la plus désintéressée et rendu possible par un savoir-faire certain empreint de beaucoup de bon sens. Ce juste milieu de la pensée active propre aux gens lucides qui voient clair et qui voient loin, sans avoir l’air d’y toucher, c’est un peu tout cela, Francis Géron !!!


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Je sais que sa modestie et son humilité naturelles se cabreront à la lecture de ces lignes mais c’est bien le moins que je puisse faire et dire après ces quinze  ans de service impeccable rendus à la cause du rock and roll, cette musique fédératrice d’émotions et d’espérances qui a tellement animé nos existences et nous fait toujours vibrer aujourd’hui, ce monde d’intenses vibrations qui ne peut décemment  nous rendre que meilleurs parce qu’il nous emporte sur la belle et haute vague des rêves et des envies de bonheur simple, qu’il nous projette en boucle des échos enivrants et colorés et qu’il sème en nous des grains d’excitation et d’inévitables désirs d’éternité.

Francis, c’est un moment d’éternité à lui tout seul…

Merci pour tout cela Monsieur Géron, merci du fond du cœur et des tripes au nom des milliers de gens ravis qui ont défilé chez toi et qui en gardent tous quelque chose. Ils possèdent en commun le  sentiment merveilleux d’avoir ressenti cela. Certains rien qu’une fois mais il en parlent toujours, d’autres plus souvent surtout pour l’ambiance et ils reviennent, les  fans indécrottables à la recherche d’un passé beaucoup trop vite égrené. Bien des amis pour le simple bonheur de se retrouver au coin du fun….

De vrais convaincus accourus ventre à terre dix, cinquante, cent fois (il y en plus que tu ne le crois…) deux ou trois cents fois même… Les grands voyageurs qui ont traversé l’atlantique et le pacifique itou, les collectionneurs de légendes (encore) vivantes que tu nous sers comme du caviar sur un plateau d’argent. Ceux qui engrangent les tickets d’entrée comme des médailles… Les militants du beau et du bon, progressifs ou basiques, même combat !

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Les allumés d’un soir parfois décalés mais rares heureusement, les supporters de la victoire quand le groupe est tendance, les connaisseurs fins et raffinés qui choisissent leurs concerts comme du bon vin et se reconnaissent entre eux les yeux fermés. Les amateurs conquis mais déçus quand le public ne répond pas, les grands qui dépassent tout le monde au bar, les petits qui ne trouvent jamais les waters, les gros (dont je) qui éprouvent du mal à se faufiler pour aller commander une bière, les branchés ou débranchés, les fins, les fébriles, les amusants, les râleurs qui trouvent toujours que c’est moche surtout quand c’est bon, les scotchés sur les retours, les rabougris qui ne pipent mot et baillent parfois, les chipoteurs de portables dont on se demande vraiment ce qu’ils foutent là, les nanas déjantées qui décorent le paysage, les agglutinés du fronstage, les dingues de la pellicule qui flashent à tout va (pas Jean-Luc, un vrai pro, lui…), les crispés de l’autographe, les vite gênés parce que t’es juste devant et qu’ils croient qu’on loue au mètre carré, les gonzesses canons  pas fatigantes à mater qui t’allument la prunelle, les picoleurs chiants qui gueulent au bar sans rien écouter, les gentilles qui viennent pour faire plaisir à leurs Jules (picoleurs chiants qui gueulent au bar), les pas rassuré(e)s par l'état des routes qui voudraient bien rentrer plus tôt, les accrocs du Tshirt à toutes les sauces, les rafleurs de Cds vite fait bien fait, les adeptes du  triple XL really made of  Spirit, les bikers en folie, les Miss super fringuées qui ne dénotent même pas, les tatoués, les barbus, les chauves à casquette, les chevelus, les oxygéné(e)s rares, les headbangers explosés, les tranquilles, les pincés qui bougent parfois le petit doigt, les explosifs qui confondent Bercy et le Seize, les contemplatifs distingués qui serrent un peu du prose et même les vendeurs pakistanais de fleurs à dix balles égarés…

 
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Eh bien, tous ces gens-là te doivent quelque chose, mon Cher Francis ! Ils forment une chaîne parfaite, un cercle incassable au centre duquel tu as mis de la lumière !!! Tu ne l’as peut-être pas fait exprès mais tu l’as bien fait ! Tu ne voulais peut-être pas mais tu y arrives sans cesse, tu n’attends sans doute rien mais tu as notre indéfectible et totale reconnaissance !

Je sais que cela ne suffit sans doute pas pour équilibrer les budgets mais c'est bon d'en parler quand même !

DD


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Post scriptum : et je ne n’évoque même pas le Festival de la Guitare, de Jazz et Fiesta Cité dans lesquels notre homme investit sans compter (c’est vraiment le cas de le dire !).

 

(Photo 1 : Spirit of 66,  Photos 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12 : Jean-Luc Cruwels, Photo 7 : Jean-Claude Deprez, Photo 10 : Progrésiste)

 

 

05.09.2009

John is back !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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On ne l'attendait pas. par contre ce qu'on attend depuis un an c'est le live au Royal Albert Hall...

Cela dit fameux coup de plaisir que ce  retour flamboyant du Ranger des sommets bleus !

Evidemment faut aimer la country, quoi que... La présence rafraîchissante de Don Henley, Timothy Schmit et du Boss ramènent toujours invariablement notre John Cameron dans la sphère du country rock pur jus. Et puis après tout pourquoi ne pas considérer une fois pour toute que la country music (la plus vendue dans le monde) est aussi un genre noble à part entière ??? Moi je le dis et je le maintiens : vive Fogerty, vive le bourrin tchakapoum, la steel et le violon, yeepee yeepee hé !

 

 

02.08.2008

Creedence au sommet de son art

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Que n'a-t-on pu déjà dire ou écrire à propos du groupe le plus flamboyant des sixteen finissantes ? Des kilomètres de papier ou des litres de salive pour vanter la veine créatrice d'un des trois génies de la musique populaire américaine avec Bob Dylan et Neil Young, j'ai nommé sa majesté John Cameron 1er dit Fogerty (mais vrai rock... joke !). Je ne vais donc pas vous en remettre. Simplement, en passant, payez-vous ce best off, il vaut de l'or. Pas tant pour la ènième compil des titres studio mais surtout pour le cadeau qui l'accompagne, ce bonus live phénoménal capté le 31 janvier 1970 au Coliseum d'Oakland. Le groupe est à ce moment au sommet de son art. C'est l'époque de la sortie de Willy and The Poor Boys (cinq mois à peine après le fabuleux Green River), Tom Fogerty est toujours là et CCR est accroché en permanence au sommet des charts internationaux. Il rayonne sur le monde entier, se paie tous les festivals de première classe (Newport, Denver, Atlantic City, Woodstock) et vend des millions d'albums et de microsillons. La qualité de l'enregistrement et le travail de remixing de ce concert sont tout bonnement fabuleux. On pensait qu'il n'existait plus de matériel disponible dans les tiroirs (le groupe lui même l'a certifié) mais le petit malin qui a retrouvé ces masters (déjà partiellement reproduits dans la compil 2001) mériterait qu'on lui élève une statue. Quel grand bonheur de redécouvrir près de quarante ans plus tard le quatuor californien pour un set qui frôle la perfection !

 

DD

Ca c'est du rock and roll !

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Un bail que je me fais cet album explosif et des tas de trucs entre les deux... Tout cela pour dire que j'aurais pu vous en parler bien plus tôt (2007 quand même). Franchement, pour ceux qui ne connaîtraient pas l'homme, Rock and Roll Jesus vaut le détour, même si pour ses vrais fans, le Kid a mis beaucoup de  country blues dans son trip et signe là  un retour aux sources du presque bon vieux rock à papa.

Sans doute les tournées avec Lynyrd Skynyrd y sont elles pour quelque chose. Il faut écouter l'admirable "All Summer Long", pour comprendre. C'est une petite merveille de sample intelligent et un immense hommage au combo de Jacksonville. Plusieurs domaines naissent de cette galette comme des grands crus. Bien sûr la veine balam balam domine et nous en met plein les baffles ("Sugar", entre autres ou "So Hott"), deux ou trois "balades", si j'ose dire, réjouiront les nostalgiques du briquet de fin de concert ( comme "Blue Jeans and a Rosary" et "When You Love Someone") et des inscursions superbes dans la Country ("Half Your Age") ou le gros son du Mississippi  ("New Orleans") parachèvent un travail puissant qui ne peut laisser personne indifférent.

Pour rappel, notre brave garçon avait collaboré en 2006 avec Bob Seger au dément "Real Mean Bottle". Pas à dire, ce gars nous sert le rock and roll au bazooka et ça fait un bien fou !

 

DD

03.05.2008

Une expo qui fera date...

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GALERIE ESPACE VENTA
17/05 > 15/06 - 2008
Rue Hors-Château, 90
b4000 - Liège
Belgique -
Belgium
Jeudi, vendredi, samedi de 14 à 18h
Dimanche de 14 à 17h
Infos : 0494 15 04 43
La fin des années soixante a représenté pour nombre d’entre nous une formidable accélération de liberté qu’il ne faut pourtant pas isoler du temps des oppressions et du napalm. D’un côté les kids que nous fûmes en habits de révolte et de l’autre les flics en uniformes tout court. Les fleurs de naïveté narguaient le canon des fusils, Guevara et Ian Palach mouraient au pied de l’espérance, Martin Luther King et Robert Kennedy aussi… On greffait les cœurs en Afrique du Sud et on mourait déjà en Palestine.
La Belgique se consumait un peu plus encore et les pavés volaient au Quartier Latin. Mais l’Homme s’apprêtait à marcher sur la lune et Woodstock commençait à poindre…
Mai 68 aura rendu la révolution possible mais courte, si courte. Un flash immense, aveuglant qui nous a brouillé le regard. C’est à partir de ces faisceaux d’images un peu floues et si lointaines que Jean-Claude Deprez et Fabris Remouchamps ont (re)composé le mouvement du temps, celui de la permanence des idées, de la résistance à l’ordre établi nichée en nous et qui couve encore en lente combustion, quarante ans plus tard. ( Didier Dirix )

28.04.2008

BJ SCOTT : LE BONHEUR !

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Allo la terre ! Beverly revient ! On l’a vue au Spirit ce 26 avril ! En super forme… Franchement on est des gros gâtés. Quel bonheur de connaître une artiste pareille. Quel extraordinaire personnage, une extraterrestre je vous dis !!!

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Avant son set, petite surprise : Madame Sofaï ! Bon d’accord, le nom… mais le reste quand même, ça vaut la peine. Un bon feeling, intelligente, posée et subtile, son petit passage a marqué les esprits. Des compositions bien construites, une voix qui accroche, un jeu de guitare assuré… Que demande le peuple, hein ! Je pense que cette chanteuse convaincante a, en plus, le sens du rock and roll. Elle connaît ses classiques et sa participation musclée au final de Beverly, le même soir, en est la preuve éclatante.

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Je vais me répéter, je sais, mais Beverly Jo Scott est une artiste épatante. C’est réellement une formidable chanteuse que rien ne rebute. Je me souviens l’avoir vue et entendue en ce même Spirit of 66 reprendre « Higway to Hell » en compagnie du groupe High Voltage. Un moment inoubliable. Réussir à passer au-dessus du son des hardeux enragés, ce fut un moment magique et rien qu’avec la voix, j’vous dis pas !!!

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Bref, ce 26 avril, Madame BJ Scott nous a encore régalés avec un show de toute beauté. Quelques extraits d’un dernier album (français) encore tout chaud qui vont bientôt entrer dans l’oreille, c’est sûr et les super classiques énooooooooormes, genre « Light That Torch », « Tolling » ou « Pocket Change », elle nous en a encore mis plein les baffles la Diva ! Indispensable artiste, accompagnée de musiciens exceptionnels, je pense entre autres à Slim Batteux au pedigree kilométrique et à cette choriste hors normes qui répond au nom de GaëlleMievis, sorry pour les autres, j’ai un peu perdu le fil… mais tous bons, hein, géniaux et tout…

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Le final (ce sont les grands qui soignent le final…) homérique me laisse sans voix. « Funny Valentine » (à la mesure de l’étendue vocale de Miss BJ), « Move Over » (colossal) et « For What Is Worth », c’est la classe totale, niveau mondial, le sentiment d’avoir vécu un tout grand moment comme à chaque fois. Beverly Jo Scott nous donne toujours le meilleur et, franchement, on se demande où cela s’arrêtera. Thank you for coming, super lady ! You’re the best, the light of your voice is always shining in our hearts. DD


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Bye bye jusqu'à la prochaine...
 

19.04.2008

Monte Montgomery : un phénomène !

Monte Montgomery est un guitariste étonnant. Son style de finger picking flamboyant le classe irrémédiablement dans la catégorie des virtuoses. La particularité de la guitare acoustique amplifiée qu’il utilise apporte à ses prestations une chaleur et une classe folles.
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C’est une  guitare (signature) ALVAREZ Yairi MMY1 dérivée de la célèbre DY62C façonnée par Kazuo Yairi lui-même et équipée d’un système 600TMKII qui permet de subtiles et infinies combinaisons. (Photo ci-dessus).

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Ce mélange presque suave de sonorités fluides et, tour à tour,  explosives, donne dans le grandiose.

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Déjà récompensé par deux awards pour Guitar Player Magazine en 2004 et 2005, on ne compte plus les distinctions qu’il recueille, il fait partie sans contestation possible des cinquante meilleurs guitaristes de tous les temps.

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On sent un potentiel créatif énorme chez cet artiste, peu de covers en général dans ses concerts au profit d’un ensemble de compositions qui tiennent admirablement la route.

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A noter, chose étonnante pour un ricain pur jus, son admiration particulière pour Mark Knopfler dont il se fend de temps en temps, en rappel, d’une reprise. Ce fut encore le cas ce soir.

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Accompagné de Jamey Bell à la batterie et de David Piggott à la basse, Monte Montgomery réussit le tour de force de donner à sa guitare le son le plus abouti dans ce genre d’exercice, transcendant allègrement les genres et les styles pour brasser une véritable richesse musicale à mi-chemin entre le classicisme et la modernité. On pourrait appeler cela du heavy string rock mais j’avoue que c’est un peu réducteur.

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Au-delà de sa dextérité, Monte Montgomery est un véritable songwriter, qui plus est, doté d’une voix, ma foi, fort agréable. On lui doit quelques chefs d’œuvres, repris ce soir, comme Wishing Well, Back to the Country et How the Story Goes, chansons très abouties, émouvantes et combien servies par les arrangements et la maîtrise du prodige texan.

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Habitué de la scène d’Austin (véritable vivier d’artistes exceptionnels), guitar-hero s’il en est, Monte Montgomery représente la vague montante d’une musique indubitablement apparentée au rock and roll mais nettement plus évolutive.

On ne manquera certainement pas de lui trouver des inflexions –« à la »- Fleetwood Mac, mais son style déborde largement ce cadre.

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Ayant grandi à Birmingham Alabama, il maîtrise très tôt le piano et la trompette. A 12 ans, il arrive au Texas et accompagne régulièrement sa mère au célèbre Hill Country, mais il s’émancipe aussi et fait des apparitions à San Antonio et Austin, à la fois en set acoustique ou électrique.

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Il s’inspire d’une kyrielle de musiciens comme Lindsay Buckingham, Mark Knopfler, Stevie Ray Vaughan, Albert Lee ou Steve Vaï.

Progressivement, il opte pour la guitare à caisse creuse, qui lui permet, dit-il d’aller beaucoup plus loin dans ses possibilités.

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Après avoir fait toutes ses classes dans les arrière-salles, il émerge au plus haut niveau depuis sa rencontre avec Terry Lickona, son producteur.

Un album live enregistré au Work Play Theater de Birmingham/Alabama (2005) est une véritable merveille qui sert de fil rouge à chacun de ses concerts.

Ce fut évidemment le cas, ce soir, à Verviers, puisque l’ensemble de ses grands classiques illumina l’atmosphère au-delà de l’entendement. Entre autres un « Shock » de légende et une finale de rêve  illuminée par le sublime « Romeo & Juliet »de Dire Straits.

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Ce grand guitariste est une découverte énorme qu’on doit à Francis Géron, comme toujours, à l’affût de sensations musicales intenses. Grand merci à lui, c’est vraiment un Monsieur indispensable…

DD

10.01.2008

NINE BELOW ZERO : ONZIEME !

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J’ai déjà beaucoup écrit à propos de ce groupe extrêmement attachant (voir sur le même blog mes commentaires du 3/10/06 : http://route66.skynetblogs.be/post/3758953/nine-below-zer...-) et je ne me lasserai jamais de le répéter, Nine Below Zero est le plus grand groupe de rythm and blues du monde.Pour lever une équivoque, après un nouveau comptage fin des archives, je peux attester que c’est la onzième ( !) fois que le quatuor incendiaire a débarqué à Verviers, ce 9 janvier 2008, jour de mon anniversaire, qui plus est. Quel magnifique cadeau…    

Voici les dates de passage du band au Spirit : 5/6/97-11/12/97-25/2/99-2/3/02 (Band Of Friends)-16/6/02-11/2/03 (remplacement Dr Feelgood)-29/3/03 (Band Of Friends), 26/2/02 et 26/2/04, 3/10/06 et 9/1/08).

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 Je ne peux pas résister à vous transcrire ci-dessous l’avis de mon ami André Sironval à ce sujet. Plus que tout autre c’est un fin connaisseur du rock and roll et ses commentaires réguliers sur le guest book du Spirit of 66 sont toujours pertinents :  Ah, la ponctualité Anglaise est de mise, le concert commence à la minute.
Je suis le groupe depuis 1980, mais je dois admettre que c’est la 1ière fois que j’assiste à un concert du groupe actuel. Mon premier concert date de précisément 1980 au festival de Bilzen, en pleine période Punk et Pub Rock.
Je me doutais donc de ce qui allait m’attendre – et mes espérances furent surpassées.
Un groupe énergique composé de trois anciens membre du Rory Gallagher Band, musicien sympathique qui me manque encore aujourd’hui. À savoir Mark Feltham (harmonica), Brendan O’Neill (drums) plus le fantastique Gerry McAvoy (celui qui accompagna Rory le plus longtemps dans sa carrière), il n’a rien perdu de son charisme.
N’oublions pas Dennis Greaves (guitare), membre fondateur de Nine Below Zero.
Venons-en au concert : Une véritable encyclopédie du rock nous fut présentée – du Blues, Rock, Ska, une petite touche de Country, Boogie, exécutés de façon magistrale.
Quelques titres s.v.pl. : On the road again, Homework, She’s all the rage, We rock the house, Treat her right, Walking by myself, Talk to your daughter, I can’t quit you babe, Ridin’ on the L&N, Sugarpie honey bunch, Why don’t you try me tonight, Wooly booly, Down by the river, Pack fair and square……..et j’en passe
Pas la première fois « Route 66 » (dernier rappel) rebaptisé en « Spirit 66 », mais jamais dans une intensité pareille, en hommage et remerciement du groupe à Francis.
Dans beaucoup de chansons je me suis souvenu du J. Geils Band. Du grand art de Nine Below Zero.
Le maitre de la cérémonie était bien Mark Feltham, très bien soutenu par la section rythmique basse et batterie, aussi faut il souligner le travail super de Dennis Greaves – pas une note de trop et chacune à leur place. Trois bons chanteurs aux micros.
Quatre musiciens qui ont un grand plaisir à jouer ensemble – et cela après tant d’années…
La petite pause due à un dysfonctionnement de l’amplificateur de guitare et réparé par Monsieur Greaves lui-même, ne fera qu’amplifier l’espérance du public et ne se révèlera pas comme « coupe d’humeur ».
Après plus de deux heures de concert tout le monde était aux anges et planait un demi mètre au dessus du plancher spiritien.
Sachant que ce fut la onzième prestation au Spirit (pour moi la première, mais pas la dernière – pour cela je fais confiance à Francis) j’attends avec impatience la 11ième fois que Sharrie Williams se présente au Spirit ’66.
Un tout grand merci à Francis (obligatoire, mais de tout cœur) et à Didier Dirix (qui m’a fait redécouvrir un très grand groupe > NBZ) …. A la prochaine. André.

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Je pense que tout est dit dans ces quelques lignes et c’est vrai que Mark Feltham peut être considéré ,comme la plaque tournante du combo. Très souvent, c’est lui qui donne le départ, imprime le tempo et fixe le point de chute de nombreux morceaux. Je me demande où il va chercher son souffle, c’est sidérant. Ses ponctuations endiablées colorent indubitablement l’atmosphère des chansons. Son apport est déterminant pour enflammer littéralement l’ambiance.

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Lorsqu’on écoute un CD du groupe, c’est inévitablement le tranchant de l’harmonica qui constitue la marque de fabrique de NBZ. Mais ce qui est exceptionnel c’est l’alchimie qui naît sans aucune hiérarchie entre tous les musiciens. L’assemblage des pulsions rythmiques (Gerry McAvoy est un tout tout grand bassiste), le son de la guitare flamboyante de Dennis Greaves et le beat irréprochable de Brendan O’Neil forment avec l’harmonica de Mark Feltham un tout formidablement solidaire et donnent au répertoire du quartet une puissance de feu phénoménale et incendiaire.

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Un concert de NBZ c’est d’abord et avant tout un formidable moment de bonheur jouissif et explosif. On est dans la note bleue du début à la fin. Ces gars-là s’amusent comme des fous. Après trente-cinq ans de turbin, on dirait encore des collégiens en goguette. Leur musique est bonne comme un grand cognac et la saveur des accords habilement bétonnés réchauffe le cœur, le corps et l’esprit.

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On se sent carrément enivrés par une douce folie jubilatoire qui fait gonfler crescendo le plaisir pour atteindre des sommets toujours repoussés telle cette interprétation finale d’un « Route 66 » rebaptisé « Get your kicks on Spirit 66 » pour la circonstance. Comme le dit André Sironval, tous les bons groupes font cela en passant par Verviers mais aucun, jamais n’a pu atteindre le niveau de qualité de ce rappel inoubliable, d’autant qu’il venait après deux premiers « encore »…

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On peut mesurer aux litres de sueur perdus par Dennis Greaves que le groupe ne joue pas à l’économie. Gerry McAvoy ne reste pas en place et sa connivence avec Mark Feltham, en particulier, fait plaisir à voir. Brendan O’Neil n’est pas en reste même s’il paraît le plus contracté du band. Cela semble plutôt de l’application et du sérieux parce qu’avec les zozos à l’avant cela ne doit pas toujours être simple de sentir le sens du vent. On remarque immédiatement que Greaves et McAvoy se trouvent les yeux fermés mais que leurs regards convergent instinctivement vers Mark Feltham.

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On peut rigoler mais quand même toujours un œil sur le compteur. Le Feltham doit avoir des poumons démesurés. C’est inimaginable ce qu’il parvient à tirer de ces dix centimètres de bois et de lamelles. Un orchestre à lui tout seul.


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Ces musiciens, sur scène, font preuve d’une immense générosité. Dans la salle, parmi le public, après le show, on découvre leur classe et leur gentillesse. Ces gars qui ont tutoyé les sommets du monde du rock et gardé une simplicité touchante et tellement roborative sont de merveilleux exemples… à suivre


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Je recommande avec insistance leur dernier CD/DVD semi acoustique qui présente une pureté sonore et mélodique inimaginables pour un groupe d’enragés du rock  tels qu’on les connaît dans leur registre habituel. Déjà l’album « Chilled » avait montré la voie mais franchement cet opus « Bring It On Home » c’est du caviar.


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« Sights and Sounds vol. 1 » vaut lui aussi le détour pour le CD surtout, qui dans une toute autre dimension nous montre un Nine Below Zero véritablement décapant. On se souviendra avec bonheur en l’écoutant du live « 9 » au Marquee, dont il a conservé la pêche.

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Une dernière chose : Dennis Greaves qui m’a fait le plaisir de poser pour la photo est le gars le plus désintéressé que je connaisse. D’abord sur scène, il joue son rôle sans voler la vedette à quiconque, même souvent franchement en retrait. A la ville, il est d’une disponibilité confondante. Ce grand Monsieur fait attention à ce que vous lui dites et vous respecte infiniment. Je lui sais gré de tant de gentillesse. Il a mon estime éternelle. C’est un grand guitariste et un chanteur magnifique que le rock peut s’enorgueillir de compter en son sein. Vivement la douzième visite… Ne la ratez surtout pas.


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 DD   

02.12.2007

Quelques photos de WEBB WYLDER Spirit 27/11

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23.11.2007

A voir absolument

Les "gueules" du Spirit... magnifique galerie de portraits rassemblés par Jean-Luc Cruwels :

http://jeanluc066.blogspot.com/2007_09_01_archive.html#56...

17.11.2007

GOTTHARD ! Quelle soirée, bon sang, quelle soirée !

SPIRIT OF 66   14 Novembre 2007

 

Depuis 1992 et douze albums plus tard, Gotthard a toujours occupé une place à part dans mes petits et grands plaisirs musicaux. Que cela soit la sonorité, la puissance mélodique ou la mise en place terriblement efficace, le groupe dégage une capacité d’expression qui ne souffre d’aucune faiblesse.

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Bien qu’aux confins du hard rock le plus légitime, les Helvètes répandent une impression de fraîcheur et de qualité aérienne sans doute dues à l’origine latine de la plupart des membres du groupe. Ils sont en tout cas les dignes successeurs de KROKUS en matière d’harmonies vocales ou de tempo. En ce qui me concerne, j’ai adoré l’album OPEN (1999) et je regrette de voir rarement figurer dans les play lists du groupe l’un ou l’autre extrait de cet opus qui sort manifestement du champ heavy proprement dit, enfin…

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Steve Lee est vraiment un grand chanteur, à la voix colorée et magique, brillant dans tous les registres. Il donne une impression de facilité déconcertante. Sa présence est énorme, on peut dire qu’il forme avec Léo Leoni la colonne vertébrale du groupe.

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Malgré leur statut de « stars » incontestables, ces gars-là bougent encore par plaisir et ça se voit. Le passage au Spirit montre en tout cas qu’ils n’ont pas peur de se frotter au live de proximité et le plaisir évident qu’exprimait Steve Lee pour l’ambiance de feu qui a régné ce 14 novembre n’était absolument pas feint. On peut franchement dire qu’on s’est amusés et que la musique était formidablement belle.

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Certes, la plupart d’entre nous n’avions pas encore dans l’oreille le dernier album DOMINO EFFECT (7 titres quand même ce soir) mais la qualité du son et la mise en place admirable du groupe ont fait le nécessaire pour nous permettre d’apprécier les dernières compositions (à noter : pas une seule cover sur Domino…).

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Effectivement, ça démarre avec les deux premier titres du CD « Master of illusion » et « Gone too far » super gros son, rythmiques parfaites et bien entendu la voix de Steve Lee directement dans le ton, sensationnelle entame ! J’vous dis pas le deuxième titre : béton, massif et tonitruant comme un quinze tonnes lancé à fond rue du Pot d’Or (ouais d’accord il y a mieux comme comparaison…). J’avoue que quand on réécoute l’album distraitement, il y a un peu de « Scorp’s » là-dedans, la voix haute et les chorus sans doute…

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Voici que résonnent les gros accents lourds de « Top of the world » qui font évidemment sauter tout le monde de joie et permettent de comprendre instantanément la valeur de cette musique mélangeant les harmonies aux secousses rythmiques emballantes, réglées comme du papier à musique, balam balam comme dirait mon pote Hansen.

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Retour à DOMINO pour « The Call ». Intro légère aux claviers (salut Nicola), balade éminemment mélodique, chorus incendiaires jusque dans le boxer, harmonies j’vous dis pas, c’est ça le bonheur camarades, pas besoin de révolution, là on est dans la pérennité des bons sentiments, c’est l’humanité entière qui vibre à ce chant lumineux.

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Je vous passe les détails de la folie ambiante lors du démarrage de « Hush » et surtout la connivence avec le public déchaîné, entonnant le refrain au quart de tour… Ca c’est du rock and roll hein Gégé ! On pouvait lire le ravissement dans les yeux de Steve et voir l’ami Léo s’amuser comme un petit fou… Oh la la, kéén affaire à Vervîîîî !!!

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Long solo fumant de Léo Leoni pour l’entame de « I wonder » et atterrissage scratché, démesuré, apocalyptique sur « Sister moon », harmonica en tête, Steve Lee conduit le bal dans cette sarabande effrénée, tendue comme mille soli de guitares, on y trouve un rythme primal qui ressemble à de la gigue, une lignée de sonorités issues du fond des âges, rassemblant en six minutes l’esprit universel de la musique et la capacité fédératrice du rock and roll (bon, je sais ça fait prof de schtruchnuck… j’arrête… ok je reviens au français...).

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On peut dire qu’on entre à partir d’ici dans la deuxième partie du show même sans break, on sent le ton qui monte et le préchauffage au maximum. « Anytime, Anywhere » lance les hostilités juste avant « Tomorrow’s jut begun » (dernier album). Ca c’est le mix parfait entre le côté balade et le hard pur jus, une belle synthèse des qualités énormes du band. J’oublie évidemment de vous décrire l’ambiance de la salle dont vous vous doutez bien… On est proches de la lévitation, c’est l’extase totale. Et dire que le plus beau reste à venir !

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L’album «G » est sans doute, pour moi, le plus bel album après OPEN. On y trouve des merveilles comme « One life, one soul » certes un peu typé mais aussi « Let it be » (rien à voir avec les Fabfour) un extraordinaire morceau qui résume à lui seul l’excellence mélodique de Gotthard. Là, pour le coup, je craque, je recule et je vais pleurer de bonheur à l’arrière tellement c’est beau, immense, indescriptible, fabuleusement grandiose. Ah ! Quel moment, quelle belle soirée, vraiment.

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« Mountain mama » démesuré (je pourrais en parler trois heures), « The oscar goes to you » (claviers en folie, gros son de rêve) et « Domino effect » le grand air du 2 achèvent de nous achever, on est sur un nuage, la neige peut venir et le gel avec, on s’en fout. C’est le blindage total contre les vicissitudes de la vie, l’armement général pour conquérir le monde, la suprême jouissance en délire, djiseuscrayyyyyyyyyyyyssssstttt !!!

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Il faut évidemment un peu gueuler pour que le groupe revienne en rappel, mais on sait que ça va viendre puisque c’est écrit sur la set list. Alors là, je vous jure, le trio de pépites qui suit a de quoi faire rêver dans le genre finale de perfection qui dépasse encore la perfection au carré. C’est même de la démesure. « Falling » et « Heaven » (my gode !!!) pour planer puis « Lift u up » pour la télétransportation intersidérale immédiate, maman que se passe-t-il ? Oh lord, what a night !!! Putain ce « Lift U Up » qu’est-ce qu’il déménage. Le gimmick vocal d’entrée c’est un véritable appel à la défonce, mazette, non de djou, bigre, faut enrager, nin possip twè çoula, ah la la la, la la la la !!!!! Quel morceau mais quel morceau, je dirais même plus ké boquet !!!!

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On aurait pu croire que Mighty Quinn, le tout dernier rappel prévu allait passer pour une bluette dans tout cela mais que nenni. Vive Bob Dylan ! Vive Gotthard qui ont pu donner à cette chanson un niveau de puissance et de perfection pareille, ouh la la !!! Je pense que je n’oublierai jamais cet instant de rêve. Quelle soirée, bon sang, quelle soirée !!!

 

DD

  

N.B : désolé les potes, j’ai dû filer à la suisse en fin de concert, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois…

10.11.2007

Album photo

Quelques photos de John Fogerty, le 2 juillet 2006, à Bonn,  transmises par Roland Siegers, un assidu du Spirit of 66 mais un vrai de vrai !!! Qu'il soit grandement remercié. DD

 

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08.11.2007

Studebaker John : le blues carré et délicieux

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John Grimaldi jouait déja de l'harmonica à 7 ans. C'est dans Maxwell Street, à Chicago, qu'il est attiré par la crème des musiciens blues qui l'enchantent et le boostent littéralement vers cette musique. En 1970, il chosit le nom Studebaker John and the Hawks par référence à la célèbre voiture Studebaker Hawk qu'il possède (encore) aujourd'hui. Dès qu'il entend Hound Dog Taylor, il passe de l'harmonica à la guitare. Cette façon de jouer en lead ou en accords le fascine. Ce rythme versatile et puissant le conduit naturellement à la slide guitar. Son premier opus paraît en 1978 et sera suivi depuis par une bonne dizaine d'autres albums jouissifs, vitaminés et très mélodiques. C'est sans doute sa caractéristique majeure : un sens instinctif de la mélodie qu'on doit probablement à ses origines italiennes.

Les premières années de scène verront surtout défiler les concerts et les collaborations multiples. A noter en 1988 "Nothin' But Fun" enregistré pour le label belge Double Trouble (il récidivera 4 ans plus tard). En 1991, il participe avec les Yarbirds et les Pretty Things à quelques sessions homériques de Chicago Blues gravées chez Demon Records.

Atom Egoyan, le réalisateur canadien bien connu, utilisera plusieurs de ses chansons dans deux films : "Calendar" et "Exotica".

 De 1994 à 1997 se développe la période Blind Pig pour 4 albums. En 2001, on retrouve à nouveau ses chansons sur grand écran (Cow-Boy Up avec Kiefer Sutherland et Darrel Hannah).

 

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On peut dire de lui qu'il a réellement préparé le blues pour le 21ème siècle. Appuyé sur les classiques du Chicago Blues, générateur d'une technique fluide et ravageuse à la guitare, affichant une grande maîtrise de l'harmonica, il a créé et imposé un nouveau son revigorant ce genre musical à nul autre pareil.

 

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Son dernier album en date (Self Made Man) est un véritable florilège de pépites variées, incluant tous les genres : Chicago Blues, boogie, swamp, enregistrées en live-in-the-studio-sound.

Il a donné au Spirit, ce 7 novembre, devant une assistance, malheureusement réduite, un concert de toute beauté qui le classe résolument parmi les tout tout grands du blues moderne. On ne peut que lui tirer son chapeau. A la fois audacieux et garant des traditions, il incarne magnifiquement, sans avoir l'air d'y toucher, l'image d'un songwriter novateur, surprenant et jamais lassant. Toutes ses interprétations suscitent l'intérêt, le plaisir et l'admiration. On en redemande !

 

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DD

 

 




 

28.10.2007

Mi-fugue, mi-raison...

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Eh non, franchement, la magie ne fonctionne plus. On se trouve certes ici en présence d'un travail hyper léché, d'une production irréprochable et d'un son inoui mais sans plus aucune commune mesure avec le pouvoir de fascination mélodique, les emballements aériens et l'alchimie country-rock académique que le groupe a manifestement consommés jusqu'à la corde de 1970 à 1980. La lancée avec fracas du superbe single "How long" (J. D. Souther) est malheureusement un peu comme la promo d'un film, on a tout vu (ou tout entendu) dans la bande annonce... ou presque, d'où l'immense déception qui succède à la première écoute des dix-neuf autres titres. Même pas envie d'en parler, c'est dire...

Enfin, il restera quand même quelques plages qui rappellent vaguement le bon vieux temps mais qui tiennent sur les doigts d'une main : "Busy beeing fabulous" (autodérision ?),"Guilty of the crime" (F.J. Miller/J.F. Williams)  "I don't want to hear anymore" de Paul Carrack (intitulé prémonitoire ?).

Petite chose encore, le très correct "Long road out of eden" (Henley/Frey/Schmit) sauve le deuxième Cd... de toute justesse !

NB : A la quinzième écoute (on reste fan quand même) je dois bien avouer que "Waiting in the weeds" (Henley/Smith) et "You are not alone" (Frey) sont deux très grandes chansons... mais ne le répétez pas !

 

DD

15.10.2007

Communication importante

Nous avons besoin de votre aide !

Vous savez tous que maintenir à flot un club comme le Spirit of 66 n’est pas chose aisée tous les jours.  Pendant ces 12 années, nous avons souvent connus des périodes difficiles, avec des hauts et des bas dans la fréquentation aux concerts.  Et bien pour le moment, nous sommes encore une fois dans le creux de la vague : très peu de monde ces dernières semaines à nos concerts.  Hier soir encore, pour un formidable concert de LARRY MILLER , nous n’avions que 18 personnes dans la salle… c’est assez dramatique pour des concerts de cette qualité.La seule solution pour sortir de cette nouvelle ornière est de  relancer la promotion et chercher de nouveaux visiteurs. Au fil du temps, les habitués se fatiguent et nous « abandonnent » et il faut tout le temps réamorcer la pompe.Pouvez vous nous aider ?La seule chose à faire est de parler du SPIRIT OF 66 à vos amis ou connaissances ayant un certain intérêt pour la musique « live » et qui ne nous connaissent pas encore, en leur demandant de visiter notre site internet  www.spiritof66.be et  de s’inscrire, comme vous, à notre Newsletter Hebdomadaire en introduisant simplement leur adresse e-mail ici :http://www.spiritof66.be/email.html Nous savons que ce sera efficace,  Merci d’avance !   We need your help !It’s kind of easy to understand that running a club as the Spirit of 66 is not an easy task every day.During these 12 years, we’ve often had some difficult periods.. with up and downs in our shows attendances.And now, once again we are completely “down’”… very few people came to our shows these last weeks.  Yesterday evening we had only 18 visitors for the fantastic LARRY MILLER show this is really frustrating for such a good show !The only solution for us to get out of this new hole is to increase our promotion to get some new visitors.  After a while, some of our regular visitors get tired and don’t come anymore… we always have to look for new sources of visitors.We need your help !You just have to speak about The SPIRIT OF 66  to your friends who have some interest for “live-music” and still don’t know about us.Just ask them to visit our website :   www.spiritof66.beand ; just like you, to join our Weekly Newsletter, by introducing their e-mail address here :http://www.spiritof66.be/email.html We know this will help a lot … Thanks by advance  FrancisSpirit of 66

10.10.2007

8/10/2007 DALE WATSON IS AN AMERIPOLITAN COUNTRY MAN !

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Il y a “country” et country ! On peut ne pas aimer la première plutôt typée et souvent caricaturale, cependant, jouée comme le veut Dale Watson, cette musique garde une originalité due, sans doute à l’influence proéminente de ses racines. A ce niveau de précision et de perfection, rien à redire !

 

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C’est, de l’art majeur, une qualité sonore impeccable, un sens du riff magnifique, des vocals irréprochables, des lyrics qui ne le sont pas moins et manifestement une présence énorme du bonhomme armé, comme son compère Redd Volkaert, d’une superbe « Tomkins » à ses initiales.

 

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Ces guitares australiennes développent un son de toute beauté, à la fois chaud et acéré, velouté et incisif, audacieux et sage en même temps.

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Pour définir sa musique, Dale Watson emploie le néologisme « ameripolitan ». Il s’agit de ne pas tomber dans le poncif que le mot « country » a tendance à représenter tout en gardant une intégrité non suspecte. Toutefois, il n’hésite pas à toucher des voies parallèles et parfois iconoclastes aux yeux de certains puristes conservateurs.

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Sa voix est sans conteste une des qualités dominantes de ce natif d’Alabama tenant incontestable d’un honky tonk respectable dont il est aujourd’hui, sans doute, l’un des chefs de file.

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Début des années nonante, paralysé temporairement de la main à cause d'un accident, il se met à la composition et tente une première fois sa chance à Nashville, sans succès. Il écume alors les bars d’Austin avec un groupe dénommé « Lone Stars » et dès 1995 commence à connaître le succès.

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Sa voix de baryton apporte à l’ensemble de ses compositions une authenticité et une beauté jamais prise en défaut. Les sujets qu’il aborde de manière intelligente concernent la vie de tous les jours, les épreuves ou les grands sentiments… Ses textes, graves souvent, inspirés par la réalité sonnent juste.

A noter le très bel album « I hate these songs » (1997) et le magnifique « From the cradle to the grave » (2007).

 

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Ce soir,nous eûmes droit à de larges extraits de cet album, à quelques reprises bien senties de Merle Haggard et de Johnny Cash toujours empreintes de respect et particulièrement réussies.

 

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La présence de Redd Volkaert, véritable virtuose de la six cordes et de Nate Rowe à la contrebasse (il a compensé avec brio l’absence de batterie par des rythmiques énormes…) ont imparablement rehaussé ce show tout en finesse et en élégance.

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DD

 

J'ai pas eu la berlue, là, c'est René Stock dans la salle ? Mais oui, le brave René, décidément très éclectique...

 

29.09.2007

PAT TRAVERS au Spirit ce 24 septembre 2007

Pat Travers, c’est un son monumental !

 

Pas de fioritures, one, two, three , on y va… balam balam du début à la fin. Plus de questions votre honneur, on est dans le heavy pur jus, one point and that’s all !

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Deux petits regrets concernant notre gaillard, d’abord justice n’est pas rendue à son talent, il mériterait au moins de figurer dans le dictionnaire du Rock d’Assayas (il faut réparer cet oubli, Michka…) ensuite, l’assistance réduite, ce 24 septembre, laisse un rien pantois.

 

Enfin, bon sang, voilà un artiste qui tourne avec son groupe original, dans un set sans concession et magnifique, que l’on s’arrache partout et nous on lui offre un petit accueil poli… Franchement, il y a de quoi être gêné.

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Les anciens combattants de la Place du Martyr se souviendront qu’il est apparu pour la première fois à Verviers le 22 juillet 1996 et qu’avec François Monseur ( dès1995) et Michael Lee Firkins (avril 1996) il fait partie de la sainte trinité (si j’ose dire) qui permit au Spirit de prendre son envol.

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Né à Toronto en 1954 , Pat Travers est l’heureux père non seulement de deux beaux enfants mais aussi d’au moins une bonne quarantaine d’albums dont le petit dernier vient d’ailleurs de naître : « Stick With What You Know ». Une merveille du genre à tous points de vue, qualité du son, nervosité, pertinence de la set list, énergie démesurée, bref un brûlot que tout amateur de hard-rock se doit de posséder en bonne place dans sa cédothèque.

 

A l’âge de 12 ans, juste après avoir reçu sa première guitare, il voit Jimi Hendrix à Ottawa et c’est la révélation. Premiers groupes (québecquois) : Red Hot et Merge, puis c’est la route avec Ronnie Hawkins dans un style plutôt « fifties » rockountrabilly, pour faire bref.

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En 1974, il débarque à Londres, et, deux ans plus tard, il grave son premier opus « P. T. ». C’est ensuite le début de longues périodes de tournée et de soirées mémorables au cours desquelles il invite ses fans à monter sur scène pour jouer en impro. Tout cela le conduira naturellement vers le panthéon du hard, le festival de Reading. Pendant la période punk, il rentre en Amérique du Nord pour mettre la flamme de son rock brûlant à l’abri. A noter le terrible live de 1979 : « Go For What You Know » et le clin d’œil récent du titre du dernier album à cette période « (Stick With) What You Know » (2007). 
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Infatigable voyageur, proche de son public en toutes circonstances, véritable maître du power trio, Pat Travers représente l’archétype même du rockeur sympa et consciencieux qui ne se prend pas la tête, fidèle à sa musique, à l’abri des modes et des artifices. Il traversera ainsi les terribles années quatre-vingt (exit le hard-rock, punk et grunge obligent…) animé de cette conviction inébranlable : « quand on est sincère et qu’on y croit, c’est bon pour toujours ».

 

La fidélité à ses principes lui ouvre de nouveaux publics à partir de 1990 et prouve à tout jamais qu’il est un frontman irréprochable que la scène transcende littéralement.

« Boom Boom Live At The Diamond Club » en est encore la preuve incontestable (1990).

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A noter aussi les incursions réussies dans le blues (« Blues Tracks » 1993) et le sens de la cover irréprochable : « Don’t Feed The Alligators (2000) ainsi que l’album acoustique 2001 « Pat travers Solo ».

 

On ne peut évidemment passer sous silence la soirée du 23 octobre 2004 au Spirit (que j’ai loupée malheureusement) où avec Carmine Appice il a cassé la baraque dans la foulée de l’album « It Takes A Lot of Balls »! Difficile de compter le nombre de fois où le brave Pat nous a rendu visite, je crois que c’est sa septième visite en fait (faut ajouter en plus de 1996 et 2004 : 3/2/1997, 15/4/2001, 8/6/2004, et 9/11/2006 et aujourd'hui). Ses visites sont, en tout cas, toujours unanimement appréciées. Il est parfaitement dans le ton et fait partie de la légende de l’endroit.

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Ce soir, nous avons eu droit à une entame vertigineuse et à un passage en revue méticuleux du dernier album live presque dans l’ordre. Les quatre premiers titres au turbo, on est embarqués à la vitesse du son et des doigts de P. T. dans un bingtz des plus incroyables…

 

Comme me le faisait remarquer mon pote Alain Hoodoo Scheppers, ce gars-là joue devant soixante personnes de la même façon que s’il y en avait trois mille, ses coéquipiers ne sont pas en reste, Kirk McKim le premier qui fait cracher sa Paul Reed Smith de très belle manière.

On s’est évidemment déléctés du superbe « Stevie » émouvant et percutant à souhait ainsi que de l’extraordinaire version de « Red House » made in Pat Travers comme c’est pas possible.  Pat-Travers-5

J’en passe et des meilleures comme le désormais incontournable « Black Betty » ( à part Ram Jam, c’est pas de Leadbelly cela, non ?) ou encore « Oh Pretty Woman » totalement démesuré par rapport à l’original…

 

La totale avec « Snortin Whiskey » et « Boom Boom », du maxi-méga-hard-rock de Dieu le Père, dans la lignée des plus grands, j’vous l’dis moi !

 

Un rappel étonnant « Rocky Racoon », vous vous souvenez de l’album blanc des Fab Four ? Et puis l’ énorme « Born on the Bad Sign » juste avant « Rock & Roll Suzie, tout y était, la dynamite, le tempo, la mise en place, une connivence et une force de frappe implacable.

En trois mots : un combo irréprochable !

 

DD

 

Toutes les photos sont du meilleur Picture Man que je connaisse, the one and only : Jean-Luc Cruwels !!! Ohhhhhhhhhh yeah !!! Merci à lui aussi, de tout cœur… (http://jeanluc666.skyrock.com/) et merci à Alain qui m’a un peu remis les idées en place pour la set list…

22.09.2007

Le génie est de retour !

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Mais comment ce type fait-il ? Comment peut-il nous aligner onze chefs d’œuvres sur douze titres sans sourciller, sans même avoir l’air d’y toucher ? Qu’est-ce que c’est que cela pour un extraterrestre ?

Nous balancer dans la tronche un sac de pépites pour 19 euros seulement !!!??? Quasi rien à jeter, la perfection faite chooglin-swamp-rock… Il y en a qui doivent pleurer de désespoir devant une inspiration pareille.

D’abord la voix. Cette voix qui a fait croire en 1967 à des milliers de kids sans télé que le bonhomme était black. Cette voix ressurgie de la fin des sixties et aujourd’hui vraiment retrouvée. Qu’est-ce qui peut expliquer tout cela ? Un miracle ? L’amour ? La santé ? Allez savoir… Et puis ces intro divines, transparentes, brillantes comme du cristal. Un coup de patte hors normes pour sonner juste tout de suite. Du génie à concevoir des tempi et des arrangements plus naturels que l’enfant qui vient de naître. Et je ne vous parle pas de la ligne mélodique de chaque chanson. « Revival » voilà bien un nom qui sonne juste, parfaitement juste. On y aurait rajouté  "Clearwater" que cela n'aurait gêné personne. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, dans le mot « Revival » il y a le retour aux sources, à cette alchimie imparable des débuts qui rendait chaque chanson impérissable. On y est revenu, croyez-moi. Fogerty nous remet cela avec, en plus, un sens de la justesse de ton et parfois de l’humour acéré (« Creedence Song »). Chaque accord de cet album, chaque partie de guitare est une forme de référence au bon vieux temps de l’exploration musicale. « Broken Down Cow-Boy » en donne toute la mesure. Simple, dépouillée, pure comme une âme touchée par la grâce, cette merveille a de quoi faire frissonner…

L’entame du Cd (« Don’t You Wish It Was True »), à elle seule, justifie son achat. On retrouve le vrai Fogerty débarrassé de ses vieux démons, comme aérien, apaisé et, pour tout dire, lumineux.

A la première écoute « Gunslinger » emporte une adhésion irrépressible. Ca sent le sud et ça vibre comme dans les westerns. On est à OK Corral mais pour la bonne cause… petite concession à la nature et à l’ordre des choses, la très beau « River Is Waiting » donne dans l’invite au respect et au voyage et « Natural Thing » ramène le sujet à l’essentiel. Je vous passe évidemment le fun des accords et du jeu de guitare catalogue académique de ce  qui se fait de mieux, l’habillage sonore d’une cohérence impeccable et les performances instrumentales d’ensemble, chorus compris (Julia, Maxine et Oren Waters). Tout colle, tout s’agence de manière habile, tout se structure à partir de phrases musicales basiques certes, simplissimes sans doute mais combien efficaces pour ne pas dire éternelles… Beaucoup plus exigeant de faire simple, ça c’est sûr… Pas d’hermétisme, directement dans le vif du sujet. Il faut que ça touche, que ça résonne et que cela bouge dedans et dehors… pas compliqué mais plus facile à dire qu’à faire.

Il y a dans « Long Dark Night » la somme de Creedence + Fogerty. Ce morceau confine au génie. Il pourrait entrer de plain pied dans le panthéon des grandes chansons blues majeures. Ici l’ensemble des qualités du bonhomme et la fusion de toutes les assonances de Creedence pétillent de mille feux. C’est le rythme primal, l’alpha de l’énergie en musique, la pureté faite notes, quoi… Je passe sur le dispensable « Summer of Love » hormis son solo final (on trouve toujours un machin pas trop lisible par album, m’est avis que c’est fait sur commande, ce truc) et j’en arrive à la paire de rock and roll bien tassés (« Take It No More » et « It ain’t Right »), réminiscence de « Travelin Band » et autres « Ooby Dooby ». Vu le timing, il aurait franchement pu n’en faire qu’une avec les deux tellement c’est bon, c’est beau, je dirais même plus c’est fort beau et bon !!!

Retour au gros son Creedence avec le somptueux « Somebody Help Me » et fermeture du ban sur une sortie fogertienne impériale, j’ai nommé ce merveilleux « Longshot » balancé comme un hymne à la paresse et à l’indépendance d’esprit… Ah ! Oui c’est vraiment John Cameron, le bienheureux.

J’en reviens pas, nous faire cela à 62 ans, c’est grand !!!

 

DD

 

Coup de chapeau à Kenny Aronoff qui réussit à faire oublier Doug Clifford.

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08.09.2007

KORITNI 5/9/2007 : ROCK FOR EVER !!!

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Koritni c’est du béton, le (vrai) rock and roll comme on l’aime : carré, lisible et efficace ! Un band qui ne se prend pas la tête et qui effectue un job parfait. Aux confins de certaines influences inévitables (AC/DC et Aerosmith, entre autres), le groupe garde toutefois une dose d’originalité remarquable qui en fait le digne héritier de la tradition rock pure et dure.

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Pas de fioritures, disais-je, des intros à tomber là, un support rythmique redoutable (Chris Brown (d.) et Matt Hunter (b.), des chorus lumineux allumés par la belle et sobre voix de Lex Koritni, le tout survolé de riffs sublimes qu’on doit principalement à Eddy Santacreu mais aussi par intervalles réguliers à Luke Cuerden, guitariste sobre et déterminant, s’il en est. On y reviendra.

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L’aventure de Koritni a commencé par une rencontre franco-australienne comme le hasard le permet parfois si judicieusement. Anthony De Lemos émigré volontaire au pays des kangourous s’est acoquiné avec Lex Koritni, le temps d’un album très remarqué sous le nom « Green Dollar Colour » (2005), une vraie petite bombe qui fit sursauter le microcosme parisien heavy, un rien somnolant.

 

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La suite, on la connaît puisque le brave Lex s’est constitué un vrai petit groupe pétant de santé nommé aujourd’hui, tout simplement, Koritni.

 

Le groupe est déjà passé deux fois par Verviers. Je n’ai pas eu l’opportunité de les voir mais, par contre, j’ai été très culpabilisé par les avis élogieux et inconditionnels à son sujet, ce qui m’a imposé de tout faire pour être présent ce 5 septembre 2007. La troisième est la bonne comme on dit. Le show est d’ailleurs bien rôdé depuis la parution de « Lady Luck » (janvier 2007) et le mélange judicieux de titres repris à Green Dollar Colour engendrent une sérieuse set list craignos et bastos comme pas pos !

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Entame vibrante sur « Dirty Letter » qui pose immédiatement le niveau : ambitieux !

 

Cette rythmique endiablée et les vocaux du père Koritni lui assurent déjà le statut de titre héroïque. Tout est bon là-dedans, la mise en place nickel, les contretemps terribles et la cadence infernale… Du miel, je vous dis, moi… La mort qui tue avec le mix sur « I see the light », on est déjà à Mach III après quatre minutes dix secondes !

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Je ressens une intense émotion quand démarre « Heaven again » sublime morceau balade porté admirablement par le grand Lex qui rivalise largement avec les plus réputés frontmen du rock and roll (je pense à des gars comme Sammy Hagar, Joe Lynn Turner ou encore Rob Halford).

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Suit alors « Nobody’s home » nouveau titre puissant, boosté par la basse de Matt Hunter, discret dans l’ensemble mais omniprésent quand le ton monte. Super bon bassiste le Matt !

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On arrive au grand air du 2 avec le titre maître « Lady Luck ». Grosse intro qui décoiffe, martèlement royaux et tout le toutim. Lex Koritni s’y donne à fond.Il est grippé ce soir mais qu’est-ce qu’il est pro, ce gars… on n’y verra que du feu. Magnifique chanson ce « LL » supporté par les vocaux de Luke Cuerden (un nom de tennisman, ça…) qui apporte un ciment constant à l’ensemble, plus important qu’il en ait l’air.

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J’aime beaucoup ce genre d’artiste pas du style à se gonfler le col mais indispensable et terriblement efficace. On le remarque encore dans la rythmique de « Sick again ». Il faut dire que tout le monde s’y met et Chris Brown n’est pas en reste . En voilà encore un sait ce que taper veut dire. Appliqué, déterminé, il nous livre ce soir un set parfait de mesure et de justesse.

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On ne va pas se faire toute la play list à la virgule près mais je note le très beau « Got to get you into my life » cher à Paul Mc Cartney et le mix entre « Nevers say good bye » et « Highway dreams » qui représentent un des points culminants du show de ce soir. La pleine mesure est atteinte à tous les niveaux, enchaînements, services volées, smash, revers et coups droits, tout y passe. Les sorties de lead d’Eddy Santacreu (à la GIBSON siouplé !!!) me laissent sur le cul, les vocals du grand Lex dépassent la norme et confinent au génie, ça ressemble à un final de Castle Donington et je sais de quoi je parle !

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« Top of the world » et son intro funky allument un bazar indescriptible dans la casbah. C’est dans ce genre d’exercice qu’on peut mesurer combien nos gaillards maîtrisent leur sujet. Connivence et précision sont au rendez-vous. Les soli de l’ami Santacreu jaillissent avec une adresse et une simplicité confondantes. Il faut dire en passant que le mélange heavy-hardos-rocky-funny-funk qui se dégage de l’ensemble est d’une lisibilité incroyable qui entraîne une empathie instinctive entre la salle et la scène.

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Le groupe agit avec beaucoup d’à-propos, sans en faire des tonnes comme certains. On est là dans l’expression artistique indéniable de compositions respectables qui font beaucoup mieux que tenir la route. Elles montrent le chemin du vrai rock and roll à ceux qui l’auraient (un peu vite) oublié.

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La cover d’AC/DC (« High voltage ») cartonne à tout va comme on peut bien l’imaginer et la sortie du gig avec les trois titres de « Lady Luck » a des airs de feu d’artifice à Time Square, le 31 décembre à minuit… Du délire. D’abord le colossal « Starving fast » que ne renierait pas Steven Tyler avec ses passages ravageurs guitares en tête, vocaux superbes, réponses de lead, carnage de drums, etc, etc… pas besoin de faire un dessin, achetez l’album vous comprendrez !

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Retour au gimmick rentré version Aussie pour le très beau « Not your man ». Un festival de Chris Brown et Matt Hunter… Le bonheur, le bonheur simple et net ! Aucun déchet dans ce jeu-là, tout a du sens, c’est emballé, pesé et expédié dans la stratosphère de nos sensations les plus folles en deux temps trois mouvements (enfin quand même un peu plus…). Quelques petites descentes dans la salle ont immanquablement allumé le feu...

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Et que dire de Red Light Joint » ? Le summum du bon goût en cette fin de show. C’est le titre qui ouvre « Lady Luck », lourd, costaud, bille en tête vers le gros son et quelques passages de guitares indescriptibles. Là, on sent que Lex Koritni a décidé de tout donner, on peut craindre le pire pour sa voix déjà si malmenée par les streptocoques mais il tiendra le bougre ! Contre vents et marées virales, il ira jusqu’au bout dans trois rappels absolument prodigieux !

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« Living after midnight » ! Ouh ! Là ! Il nous a fallu un petit temps à Gérald et moi pour nous souvenir de ses origines. Judas Priest est passé par là, indubitablement et la copie vaut largement l’original, le tout enchaîné à « Under the overpass », de la véritable dynamite, les limites du plaisir repoussées à la puissance dix, un grand bain de jouvence, quel final, mes amis, quel final sublime !

Faut-il que j’en rajoute avec le cadeau ultime : « Sweet Child O’ Mine » de G&R ? Non pas vraiment, vous aurez deviné par vous-même. D’ailleurs, je n’ai pas encore récupéré six jours après, mais qu’est-ce que c’était bon !!!

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Y'a pas à dire, Gégé vous le confirme : Lex is the best !

N.B. : Comme vous le constaterez, le groupe a légèrement modifié la set list en supprimant "Monkey Business" et en rajoutant "Sweet child o' mine".

16.06.2007

When the going gets tough... deuxième !

POINT BLANK, le retour !!!

 

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Certains d’entre nous se pinçaient littéralement pour le croire : être en face de POINT BLANK à moins d’un mètre, cela ressemblait à un rêve éveillé. Le groupe et ses trois membres fondateurs en chair et en os, survivants de légende, à Verviers, quel pied !!!

 

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A l’arrière, un batteur de renfort en la personne de Dany Cochran et un claviériste parfait, Larry Telford ! A l’avant John O’ Daniel, Rusty Burns et Phil Petty flanqué du terrible Buddy Whittington, tout cela donne un sextet magique qui a littéralement enflammé les lieux.

 

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Ce fut vraiment le concert parfait dans l’endroit idéal ! J’avoue que depuis les passages de Poco, je n’avais plus plané aussi haut. Il est de ces moments magiques indescriptibles que seuls le Spirit et son mentor Francis sont capables de nous offrir. On aurait vraiment tort de les rater.

Je note que tous les fidèles « pointus » sont là et même d’autres moins rompus à ce genre d’exercice mais tous excellents connaisseurs du langage rock and roll. André Sironval, le premier à l'avant se promet de ne rien rater, Max, Alain, Gauthier, Jean-Luc, Philippe, Marianne et même Jean-Louis, sans oublier le meilleur de tous : Marc Tombal (voir dernière photo). Ca fait plaisir de savoir qu’il y a encore une recherche de qualité dans le landerneau. Car, je le répète, il s’agit d’un événement de toute première importance. On ne fait pas ressurgir trente ans de silence ou presque, sans émotion, sans une immense sensation de retour en arrière fabuleux, sans cette incroyable certitude que la musique peut tout rendre possible et même conférer un sentiment d’éternité à ceux qui la font ou qui la vivent…

 

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L’entame sur « Back In The Alley » remplit instantanément l’atmosphère d’une immense force tranquille, imparable dans ses contours et « rock and roll » au bout de l’entendement. La concurrence entre Buddy Whittington (ci-dessus) et Rusty Burns s’installe immédiatement, elle promet quelques passes d’armes académiques. Au milieu de tout cela, une voix ! Une grande, généreuse et humaine voix : celle de John O’ Daniel ! Le tempo se renforce avec « Moving », plein, superbement cadré, une base arrière rythmique irréprochable (Phil Petty en superforme), ça donne déjà dans le sublime…

 

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Quelques entrelacs de lead guitars nous montrent l’étendue du talent des deux frontistes aux manches de feu. (NB Une Fender de 1963 pour Buddy et une Custom de Dieu sait où pour Rusty).

 

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« Nasty Notions » (1977, 2nd Season) calme un peu le jeu et recadre magnifiquement le sujet. Des passages parfaits de soli riants et une force de frappe habilement maîtrisée couronnés par le timbre lumineux de John O’ Daniel et le tranchant de Rusty Burns (ci-dessus et ci-dessous) !

 

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Ca canarde alors vraiment très fort avec « Bad Bees » un des morceaux les plus caractéristiques de la puissance de feu qu’un groupe pareil dégage comme pour rire… Les parties de clavier sont divines, les chorus endiablés et les appoints guitaristiques fabuleux. On nage dans l’allégresse, dans une divine béatitude qui nous permet de penser que ça va voler haut ce soir…

 

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Effectivement « Uncle Ned » met le feu aux poudres. Sa deuxième partie déclenche une invraisemblable jouissance qui emporte l’audience dans un trip dément… Il faut le voir, l’entendre et le vivre pour le croire, ça donne dans le grandiose, des sorties de leads immenses, un assemblage de questions/réponses incroyables entre les deux guitaristes, c’est du délire dans le public, du délire, je vous dis.

 

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Et voici que résonnent les premières notes du sublime « Stars and Scars » titre emblématique du groupe, s’il en est. Je vais inévitablement verser ma larme de bonheur là-dessus, c’est imparable, délicieux, adorable, émouvant, époustouflant de mélodie aérienne et de parties de cordes à tomber là… Ma copine Marianne (la femme de Philippe, je précise) est aux anges, je sens qu’elle ne l’oubliera pas de si tôt… C’est littéralement géant ! J’en meurs de bonheur.

 

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Même pas moyen de se remettre de ses émotions quand t’entends déferler « Nicole » et son beat ravageur. C’est aussi dans la lignée des chefs-d’œuvres du groupe, ce titre à l’intro musclée et aux vocaux sucrés… Un rappel historique que le rock ne se prend pas la tête… des fois qu’on l’aurait oublié !

Arrive un titre composé par Buddy Whittington (membre des Bluesbreakers, siouplé !) pour John Mayall : « Romance Classified » qui tue-la-mort. Imposant, construit, bref imparable…

 

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On sent que ce gars-là en a sous la pédale et qu’il n’a pas fini de nous en remettre . Grand guitariste, le Buddy, vraiment. Comme me le fait remarquer Philippe (le mari de Marianne, donc) il n’utilise quasiment pas la pédale ni aucun effet. Son jeu est cristallin et guitaristiquement pur. Ca sort directement du manche, quoi…

Le long blues de feu qui suit, découvert sur l’album « Reloaded » enflamme totalement l’assistance. « How Blue Can You Get » ça s’appelle et c’est dément. Pas loin du quart d’heure, la machine est complètement rodée, le son est devenu prodigieux (haut dans les tours, incroyable) et les musiciens se tiennent comme les doigts des deux mains. Rusty Burns impose sa formidable dextérité (c’est un peu lui le boss, quand même) et Buddy Whittington survole son sujet à la perfection. Derrière, le duo Cochran/Petty encadre le beat implacablement.

 

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Le trio de chansons qui suit résume à la perfection toute la classe de Point Blank et permet de mesurer l’importance que ce groupe aurait pu prendre, s’il avait pu continuer sa route… Mais pas de regrets, ce qui se passe là maintenant est plus fort encore qu’un passé retrouvé, c’est du bonheur total ! « Lone Star Fool », un rien hypnotique cartonne à tout va. « Free Man » et ses accélérations inouïes c’est du Allman multiplié par Skynyrd et « Mean To Your Queenie » nous catapulte dans le pur boogie texan de derrière les fagots ! Un régal, une intense plénitude, une réconciliation définitive avec cette musique qui n’en finit pas d’aller et de venir à travers le temps et dont on oublie parfois qu’elle est ma mère de tous les styles…

 

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« Tattoed Lady » à l’intro carrée raffermit le blues dans ce qu’il a de plus musclé. La dizaine de fausses sorties qui clôture cette page d’anthologie permet aux deux leads d’échanger quelques passes d’armes impressionnantes, des duels géants !

On apprend alors, de la bouche de M’sieur Daniel qu’un nouvel album studio va paraître fin d’année et on en est ravis, surtout que les deux titres qui suivent sont promis au plus bel avenir, n’en doutons pas… « Down On Bottom » et « Waxahachie » montrent bien, s’il fallait encore en douter, que le groupe a (re)trouvé une cohésion et une créativité rassurantes. Que cela soit dans les chorus (bon sang, ce que John O’ Daniel me fait penser à Michael Mc Donald !) ou dans la structure même des morceaux on se croirait projeté trente ans en arrière.

Le final de « Let Her Go », vous vous en doutez bien, a donné dans le grandiose, accrochés que nous étions à ces toutes dernières secondes d’un concert phénoménal. Il a fallu quelques jours pour encaisser le choc post-traumatique qu’une soirée comme celle-là engendre inévitablement.

 

DD

 

 

   

 

05.05.2007

WHEN THE GOING GETS TOUGH - THE TOUGH GO TOURING !

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AU SPIRIT OF 66, LE 12 JUIN 2007, QU'ON SE LE DISE !!!

 

 

Magnifique ! Je sais que l’on va m’accuser de partialité et que ça va faire hurler, néanmoins j’ose : un événement planétaire se prépare au Spirit of 66, il y avait longtemps que les fans de southern grand cru attendaient cela !!!

La venue de Point Blank à Verviers, c’est bien plus qu’une péripétie de « soixantenaires » sur le retour, c’est une véritable résurrection du rock and roll, un incroyable moment d’illumination dans cette vie banale vouée à la répétition des choses comme un long chapelet de resucées intéressantes et amusantes, certes, mais tellement prévisibles…

Le groupe n’a pas donné signe de vie pendant vingt-deux ans, ses albums devenus rarissimes ont atteint une cote énorme et leur ombre plane irrésistiblement sur la musique du sud comme une marque indélébile. On les vit réapparaître furtivement en 2005 pour un benefit concert à Fort Worth Texas dont l’enregistrement vient d’atterrir dans les bacs. On va les revoir en première continentale (wallonne) au Spirit, pouvez-vous imaginer l’importance de la chose ?

Hormis Kim Davis (g.) et Steve Hardin (k.), mais avec Bubba Keith en prime, Point Blank tourne à nouveau aux USA dans son line up original. On y retrouve le quatuor fondateur : Rusty Burns (g.), John O’ Daniel (v.), Buzzy Gruen (d.) et Phil Petty (b.).

Ce band au son épais de boogie texan marchait résolument, depuis 1974, sur les pas de ZZ Top avant de tout arrêter en 1983. Il a laissé des traces mémorables chez les fans de Southern Music (bonjour à Marc Tombal, un grand connaisseur) et aurait pu rivaliser avec la lignée des grands bands US comme Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers  ou Molly Hatchet mais l’histoire en a décidé autrement. Six albums sont venus ponctuer une carrière éclair illuminée par des titres géniaux (Lone Star Fool, Moving, Tattoed Lady, Back in the Alley, Free Man) et quelques reprises énormes (Beautiful Loser, Highway Star) et, récemment donc, le petit dernier « Reloaded ». Assez curieusement, seule une partie de l’album 198O (The Hard Way) contient des extraits live. « Reloaded » est en somme le premier live officiel du groupe (bootlegs très rares exceptés). Deux fois quatre titres des deux premiers albums et un titre des quatre autres plus la cover plus-blues-que-ça-tu-meurs "How Blue Can You Get" et le compte y est. A saluer le sublime "Stars & Scars" ! Les guitares crachent le feu, le tapis du gros son est déroulé, la voix a gagné en noblesse et le hard subliminal nous emporte irrésistiblement pour une heure de magie co… los… sale !!!

Pourvu que ça roule comme cela Place du Martyr le mardi 12 juin !

DD

 

15.04.2007

 TERRY GARLAND et ELMORE D... Rien que du blues !

17 mars 2007, Spirit of 66 : Terry Garland et Elmore D. à la même affiche, c’est toujours un événement.

 

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Notre bluesman national, Daniel Droixhe, n’a rien à envier aux meilleurs. Son « travail » mérite un immense respect. Non content de rendre l’âme à des blues classiques de la période héroïque "pre war", avec rigueur et honnêteté, il a réussi un crossover étonnant en équipant certaines versions authentiques de lyrics en  wallon. Et ça sonne étonnamment bien.

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Accompagné ce soir par le merveilleux Lazy Horse, nous avons eu droit à un set acoustique de la meilleure facture qui soit pour (re)visiter un catalogue de standards absolument irréprochable(s).

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De Joe McCoy à Robert Johnson en passant par Elmore James (logique…) et Blind Willie McTell, Elmore D nous donne le meilleur d’une musique noble et sincère avec simplicité et humanité.

 

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 Terry Garland présente, dans la plus pure tradition des bluesmen d’antan,  un one man show terriblement sincère et prenant, seul avec sa guitare. Autant dire que ses capacités de musicien sont concrètes et respectables mais sa voix blanche et chaude ajoute la note de génie qui caractérise cet ensemble monolithique dépouillé et tellement expressif.

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Héritier des traditions du blues et imprégné de country, le brassage des deux origines cède la place, chez lui, à un heureux mélange d’influences très sobres donc très fortes. Le reste est affaire de sensations qui permettent d’atteindre un son et un spirit proches de la simple beauté.

 

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Né à Johnson City, dans le Tennessee, pas besoin de grandes explications pour comprendre son  attachement aux valeurs musicales originelles. C’est la grande tradition qui va de Lightnin’ Hopkins à Robert Johnson, en passant par Blind Willie McTell, Jimmy Reed et Howlin’ Wolf. Il vécut de nombreuses années dans un groupe de R&B et ouvrit un jour, en solo, pour Léon Russel.

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Ce fut le déclic qui lui permit de trouver sa voie : « l’expression du blues avec son feeling personnel ». Il mit du temps pour sélectionner les covers « country et delta » puis y ajouta des compositions personnelles originales qui n’ont strictement rien à envier aux autres.

 

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Sa technique slide et acoustique relève de la plus pure maîtrise et son doigté méticuleux assorti de mesures percutantes et d’une voix noble et évocatrice parfait le sens créatif de Terry Garland. A l’image de John Lee Hooker, sa devise pourrait être : « c’est en moi, il faut que je le fasse sortir… ».

 

Il est l’auteur de quelques albums extraordinaires : “Trouble In Mind” (Planetary Records), “Edge Of The Valley” (First Warning Label), “The One To Blame” (Planetary Records),“Out Where The Blues Begins” (Planetary Records) et le récent « Whistling In The Dark » (Silvermoon Records), tous d’une grande pureté et dignes d’intérêt si l’on se rapporte à ce que “Blues” veut dire.

11.03.2007

The Revival Band : CCR on the rocks !

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Cela fait déjà une tapée de fois que le Revival Band de René Innemee se produit (indoor et outdoor) au Spirit et toujours pour le plus grand plaisir du public.

 

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Le bonhomme est plein de qualités, ses disques, sa voix divinement fogertienne et ses origines au sein des WALKERS (groupe country des seventies) plaident largement en sa faveur. Entouré de musiciens efficaces, ce job est réellement crédible.

 

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« Travelin Band » ouvre les hostilités. Comme le fait maintenant son illustre modèle, pour chaque concert, Réné Innemee respecte le maître, en quelque sorte. Particularité du Tribute c’est qu’il est consacré aussi bien à CCR qu’aux albums solo de John Fogerty, ce qui déroute forcément les fanas de CCR tout cru. Néanmoins, on ne peut bouder son plaisir en entendant la voix de R.I. C’est tout simplement adorable et encore plus flagrant dans les chansons postérieures à 1972.

 

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Le band a manifestement évolué, l’enchaînement des titres est parfait, bonne mise en place, cadrage irréprochable du son et décontraction sont au menu ce soir. Une play list somme toute assez convenue dans la première partie hormis le superbe « Hundred and Ten in the Shade » inhabituel. Je note en passant les nervures aériennes de « Looking out My Backdoor », donné parfaitement. Fin de premier set sur « Proud Mary », conquérant !

 

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Concession au dernier album de Fogerty, « Déjà Vu » passe admirablement la rampe pour redémarrer le second set. Passage musclé par « Bootleg » et puis respirations avec « Rambunctious Boy » (imprononçable) et « Jambalaya », on est au septième ciel !!!

 

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René Innemee sans déployer un jeu de scène délirant, ne fait que suivre en cela John Cameron qui n’est pas ce qu’on peut appeler une bête de scène mais qui fait parler intensément sa musique. En fait, pour ceux qui ont vu l’original récemment, on peut même parler de jeu de scène un peu typé.

 

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Les compère du brave René sont des musiciens aguerris, manifestement maîtres de leur art. Pierre Beckers, à la basse, sans avoir l’air d’y toucher appuie fermement sur les phalanges et reproduit magistralement le beat d’origine. Son collègue Berni Bovens aux drums fait montre d’une efficacité incontestable. Autour d’eux, l’aura de Peter Groenendal (alternativement aux keyboards ou à la guitare) et celle de Bert Bessems qui dirige la manœuvre aux leads apportent incontestablement un plus à cet ensemble.

 

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L’aspect dépouillé des titres de CCR en constitue la principale difficulté et le rendu du Revival Band est excellent à ce point de vue, dans la mesure où ils n’en font ni trop ni trop peu. Ca sonne « Creedence », comparé à tous les autres Tributes, c’est le plus affirmé, le plus fidèle sans être « plagiaire »

 

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 « Bad moon risin » emporte définitivement la cause. Gai, enchanteur et léger, les contours lumineux de cette chanson sont très bien rendus. Bravo les gars ! Le public ne s’y trompe pas

 

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Après un radical « Fortunate Son » et la paire de titres fogertiens « Centerfield » et Swamp River Days » adorables, presque académiques,

résonne le sublime « Down on the corner » puis un final magistral. Quel magnifique « Long as I can see the light » le Revival band nous a offert avec son final gigantesque.

 

 

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Trois rappels feront de ce show une véritable apothéose. Le Revival Band nous a offert un spectacle complet… Pas facile et même exigeant par certains côtés. Le sérieux de ces musiciens est un gage de respect pour le public et pour le modèle. La voix de René Innemee est merveilleuse et saisissante à la fois. Son impact sur le groupe cimente la formation et même s’il y a toujours à parfaire dans le show, je trouve que ce band est génial… Il faut les voir, ça vaut la peine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18.02.2007

Tony Spinner du talent à revendre

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Passé au Spirit, le 5 février, le guitariste de Toto a donné un show superbe. Garçon génial, sympa et tout, c'est le seul frontmen qui, comme dirait mon pote Philippe Verbiest, attaque la Gibson comme une Fender.

Voici quelques photos en passant...

 

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